‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 150 sur 330 · O, fo 75 r", note · texte numérisé non relu

O, fo 75 r", note

3. F" 61 v". O pense sans doute aux écrits politiques et économiques, quand il dit qu'Ânglois et François ont été portés par leur Rivalité à « vouloir approfondir leurs forces respectives, à étudier le sistème, les inconvénients et les ressources de leurs gouvernements » (f*'* 76 v"-77 r°). S rappelle Saint-Evremont, Fontenelle, Cassini. Picart, La Hire, de Lisle (f« 28 r«).

8. « Dans quelle langue les personnes du Monde qui ne cherchent qu'un amusement dans la lecture trouveront-ils des poètes en plus de genres ■'... les romans ont pris leur origine en France » (P, i° 60 v°).

Histoire de la langue française. VIII, 2. 60

D'autre part beaucoup d'éloges sont vagues et vides'. On énumère des noms plus qu'on n'analyse des mérites. Certaines listes sentent le palmarès, ainsi celle de 0, qui est sans doute français et qui prononce des jugements assez justes dans leur brièveté".

Celle de S, dont l'auteur est peut-être également un Français, quoique assez longue, donne la même impression de sécheresse. Eberhard lui-même reste en surface : Une nation qui possède autant de chefs-d'œuvre que la nation française, dit-il, attire Tattention des autres ; il semble qu'il faut la connaître. Une éducation soiffnée doit être fondée sur la connaissance de Corneille, Racine, La Bruyère, Rousseau et Voltaire, tout comme sur celle d'Homère, Platon, Cicéron et Tacite. L'admirateur le plus fanatique de l'antiquité ne saurait y trouver à redire ^

G est aussi très ferme là-dessus : Ce sont surtout les écrivains qui font le bonheur d'une langue ; par eux-mêmes, sans des circonstances accessoires favorables ils ne le peuvent pas, mais les circonstances accessoires les plus favorables sont tout aussi peu en état de rendre une langue vénérée et aimée, si la nation n'a pas de mérites dans la littérature et les sciences. Dans la langue française se réunissait tout pour l'élever au degré de gloire et de considération où elle se trouve '*.

Peut-être n'a-t-il pas paru nécessaire de remarquer qu'on ne pouvait pas tout traduire, et qu'à celte transposition les œuvres perdent beaucoup de leur agrément, tant y a qu'on a à peine marqué la nécessité qui en résultait pour les amateurs d'apprendre le français. C'est peut-être que la conclusion résultait des prémisses, sans même qu'on la tirât ^.

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