‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 152 sur 330 · F" 188 V»; Imp., p · texte numérisé non relu

F" 188 V»; Imp., p

A. F»s 40 r» et U r».

Les sceptiques. — P n'a pour cette langue tant vantée qu'une estime médiocre : « 11 est bien vray que la langue Françoise est assez claire, mais elle demande bien des précautions minutieuses pour éviter l'obscurité. D'ailleurs elle est timide, sourde et peu abondante : ce n'est donc pas par elle-même qu'elle a obtenu l'universalité dont elle jouit » '.

L'examen des mérites réels. — On pourrait croire que l'examen des mérites du français tient partout la place essentielle. 11 n'en est pas ainsi. Fréquemment on s'en tient à des banalités^.

G, se fondant sur la façon même dont la vénérable Académie de Berlin a posé ses trois questions, conclut que la Compagnie estime que la gloire de la langue française n'est pas seulement fondée sur sa valeur propre, mais sur d'autres causes.

1 allègue l'éloge qu'en fait « Du Verdier » dans sa Bibliothèque ^\

F cite : a) l'abbé Girard : « Tous les peuples illustres... » jusqu'à « à triomphé de la latine «^ ;

F) un auteur anonyme : « Elle est douce, sans être languissante ; elle est simple sans être négligée ; noble sans affectation ; élégante sans fard ; harmonieuse sans être empoulée ; énergique sans rudesse, libre sans indécence. 11 n'est point de langue qui respecte plus les bienséances et l'honêteté, qui soit enjouée avec plus de reserve, plus exacte dans ses images, etc. » ;

c) de la Touche : « 11 suffit pour faire le panégyrique de cette langue... de considérer quels soins on prend depuis longtemps à l'épurer et à l'embellir ))^.

Premier avantage. La cultire qui lui a été donnée. — Il y a un point qu'on a toujours pris soin de mettre en lumière, — est-ce parce qu'on a lu Leibnitz, est-ce parce qu'on trouve là une sorte de justification du retard que les autres langues ont dans leur développement par rapport à la langue française ? — en tout cas chacun note quelle a été cultivée avec un zèle extrême. F peut servir de type. Il explique la valeur du français « par les soins particuliers de plusieurs savans qui se sont uniquement occupés de l'épurer et lui donner ce degré de perfection qui est une des premières causes de son universalité » *.

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