‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 16 sur 330 · Voir H. L., t. VIII, p · texte numérisé non relu

Voir H. L., t. VIII, p

4. Deutsche Litteralurdenkmale imlS^"" u. 19^'"' Jahrhund. IX-XVI, 37.

5. Un extrait en fui publié dans les Mémoires de Trévoux. Janvier 4737, pp. 138 et suiv.

6. Voir Alb. Ghcrel, Fénelon au XVIII^ siècle en France, p. 67. C'est là, il faut le remarquer, la conclusion d'un Discours maçonnique, et on sait quel rôle joue alors la langue française dans les loges d'Europe.

7. Sulla preminenza di alcune linyue (Bibliotheca oltramontana ad uso d'Italia, 1788, t. I, p. 243, cité par Hazard, o. c, p. xi).

universel de l'Europe ; leurs productions sont lues, traduites, approuvées ou examinées partout ; les meilleurs livres des autres nations sont traduits en français, les meilleurs esprits de partout les visitent, sont désireux de lier connaissances avec leurs hommes célèbres... l'universalité de la langue française les a faits des citovens du monde... il leur a ouvert l'accès des pays d'Europe, et a ouvert à leurs penseurs l'accès partout » '.

Sens et valeur de ces témoignages. — Plusieurs de ceux qui ont constaté la diffusion du français n'étaient point séduits, et leurs affirmations n'en sont que plus significatives. Considérons un Grimm. Le ton sur lequel il parle de notre langue n'est pas celui de l'enthousiasme, il s'en faut bien. Il s'étonne que la langue la plus sourde et la plus timide de l'Europe, celle de toutes les langues vivantes qui, sans contredit, a le moins de génie, soit devenue la langue unwerselle, et marche à grands pas à la monarchie absolue. Or, il ajoute : « C'est peu qu'elle soit généralement répandue, que l'homme du monde et l'homme des lettres s'en servent indistinctement, qu'elle soit partout étudiée, parlée, maniée, estropiée, elle a encore influé sur le caractère des autres langues » '.

Nous aurons à revenir dans le chapitre concernant la diplomatie sur Hoffmann et sa Dissertation : LinguK' gallicve jus piiblicutn. Voici son aveu (j'offenserais les mânes de l'auteur en le traduisant) : « Prodigiosa est ibi sermonis Gallici frequentia, praecipuum ipsius linguae Germanicae culturae detrimentum adferens. Nullus fere Europae et Germaniae Princeps est, cui gallicanum idioma non sit familiare, et ad cujus exemplum universa ejus non Aula modo, sed et Provincia, omnisque privatorum quoque hominum, paullo ultra vulgus sapientium, societas hodie non componeretur. Multi id quoque, quod in vernacula concinnius forsan suaviusque elocuti fuissent, extranea illa lingua egannire non erubescunt.. . Minime vero Germanis proprium, sed plerisque potius Europae populis commune est, quod Gallicae linguae hodie praestatur, homagium ))^.

L'Espagnol Capmany est, dès cette époque, un adversaire déclaré de l'influence française, il la hait et la combat, mais ne peut s'empêcher delà reconnaître: « C'est un lourd et pauvre instrument, dit-il, qu'un idiome si difficile à manier, si ingrat, si trivial, si sujet aux amphibologies, dont l'universalité moderne peut être due à des causes politiques, mais non aux enchantements de sa mélodie, à la

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