‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 169 sur 330 · CHAPITRE XV LES CHANCES DES LANGUES CONCURRENTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV LES CHANCES DES LANGUES CONCURRENTES

Prodromes et directives. — Plusieurs estiment que la concurrence devient plus dangereuse : « 11 n'est aucune langue qui soit incapable de culture ». « Toutes commencent à avoir leurs chefsd'œuvre »\ Eberhard enseigne le chemin à suivre pour cultiver chacun son idiome ^ Qui parviendra au but?

Différences à faire. Les langues à éliminer. — Tout le monde s'accorde à reconnaître que les langues mortes sont hors de cause ; « elles sont bien mortes » \ « Aucun espoir pour le danois et le suédois*. Quant au polonais, où trouverait-on un homme, qui, parmi tous les Européens qui ne sont pas contraints par des causes décisives, serait assez ennemi de sa poitrine, de sa gorge, de sa langue, de sa bouche et de son visage, pour les déformer et leur faire subir tant de violence et de dommage ?^

On s'attendrait qu'en ce qui concerne le hollandais "^ il fût fait une allusion à l'empire colonial de cette nation ; je n'en ai trouvé aucune.

Tout le monde s'accorde aussi à éliminer l'espagnol, l'italien et le portugais, malgré leur diffusion dans le monde'. L'Europe seule compte visiblement. L'italien devient la langue de la musique \D reconnaît qu'il est très répandu, mais « la nation ne plaît pas » ^.

Le russe. — Le russe a trouvé un apologiste fervent. Si F se

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