Cf. au contraire l'éloge qu'en fait Schwab, p
5. Desfontaines, comme Voltaire, comme Rivarol, estime que la langue française doit son rang à ses poètes : « La réputation des langues vient toujours des poètes plus que des autres Ecrivains, et la notre doit à la Poésie sa première célébrité » (Esp. de Desfont..., par Jos. de la Porte. Londres (Paris), 1757, 4 vol. in-12, t. I, p. 32.V326).
6. Schwab, p. 1*23. Paris était alors un des grands centres scientifiques du monde, etla science française s'exprimait en général en français. J'ai fait assez voir dans un volume
fonds ont été pour notre langue d'une grande recommandation, ainsi ceux de Montesquieu. On nous a accordé dans l'histoire le rôle de maîtres '.
Toutes ces considérations auraient bien entendu besoin d'être mises en accord avec des sentiments, très variables suivant les pavs et les personnes. Dans l'ensemble elles suffisent, je crois, à montrer avec quelle prudence il faut suivre les écrivains du temps quand ils apprécient l'importance d'œuvres parmi lesquelles figurent les leurs.
Mais personne n'a poussé l'outrance plus loin que Rahoult, qui, dans son Discours à l'Université de Moscou, estimait que la langue avait été « élevée en quelque sorte au dessus d'elle-même par... les Ouvrages immortels des Bossuet, des Corneille et des Racine » ^. Poussée à ce point, la doctrine laissait supposer que, la lignée des génies une fois close, l'idiome réduit à sa valeur intrinsèque ne pourrait que subir un abaissement, sa situation serait compromise ou perdue. Suivant une expression de Voltaire notre albâtre ne serait plus qu'une vulgaire pierre ^ .
précédent comment elle avait adopté l'idiome et lui avait créé des ressources nécessaires à ses besoins.
On lisait nos œuvres au dehors ; on venait visiter nos savants à Paris. Rois et princes donnaient l'exemple, on l'a vu dans les divers chapitres du présent livre. Mais, si on met à part des écrits comme ceux de Buffon, était-ce là de la littérature ?