‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 217 sur 330 · Québec, 1924etsuiv., 3 vol. In-S · texte numérisé non relu

Québec, 1924etsuiv., 3 vol. In-S

4. Un vol. in-f», édité par l'Action Sociale. Québec, 1930. Ms"' Gam. Roy, dans un article de la Revue, Le Canada Français (févr. 1931, XVIII, 6), a montré la part prise parles principaux collaborateurs. Deux cents chercheurs environ ont collaboré à cette œuvre majestueuse, dont le Bulletin était l'organe vivant. Aucun pays n'offrirait plus belle matière à desexplorations avec appareils d'enregistrement et à la composition d'un Atlas. Les Canadiens voudront sans doute l'entreprendre.

des parlers de France que les colons y avaient portés, depuis le tourangeau jusqu'au picard, soit les formes de langage nées sur le terroir.

Enfin un congrès a été tenu en juillet 1912, à Québec, dont deux volumes, l'un de Mémoires, l'autre de Comptes rendus renferment des études de toutes sortes, inégales, il faut bien le dire. Mais si, dans quelques-unes, les intentions d'apologétique faussent l'histoire, il en est d'autres excellentes, et auxquelles on a plaisir à rendre hommage '. Ce qu'il faut louer d'abord, c'est l'esprit de synthèse qui a dirigé l'organisation, on a voulu qu'aucune face du problème ne fût laissée dans l'ombre.

Nature et caractère du fra>'çais canadien. — Adjutor Rivard, professeur à l'Université Laval (Québec), les a très exactement déterminés dans une communication faite au Congrès d'Arlon, intitulée : Les caractères du parler franco-canadien ^ : « Le langage populaire des Canadiens français, disait-il avec beaucoup d'esprit scientifique, n'est pas encore connu tellement qu'on puisse, l'ayant analysé, dire avec précison quels éléments l'ont formé, dans quelle exacte proportion chacun d'eux y a contribué ; mais on aperçoit bien que ce n'est ni le français classique, ni un français corrompu, ni

un patois pur, et que, cependant, il accuse des particularités assez saillantes et assez d'uniformité sur toute l'étendue du territoire pour constituer nn parler régional... car on abuserait peut-être du langage en l'appelant un dialecte r». « Le franco-canadien ... est un parler ... relativement uniforme, sans être homogène, et que caractérisent des formes patoises diverses incorporées au français populaire commun du Nord de la France. Ajoutons qu'il a gardé, comme tous les parlers exportés^, un caractère archaïque par rapporta celui de

1. Le Compte rendu a été publié à Québec en 1913, les Mémoires en i9I4, sous le litre : Mémoires présentés au Premier Congres de la Langue française au Canada ('24-30 juin 1912). Je les cite sous l'abréviation suivante: Prein. Gongr. Lang. franc. Can., Mém. \ oici les titres de quelques-uns des Mémoires : Origine des premiers colons canadiens français, par l'abbé S. A. Lortie, Professeur à l'Université Laval ; — Parler et degré d'instruction des premiers colons canadiens-français, par M. Adjutor Rivard, Professeur à l'Université Laval ; — ■ Iniluence des dialectes français sur le parler français-canadien, du même ; — L'enseignement du français en Nouvelle-France..., par M^'' Amédée Gossclin (résumé de son ouvrage : l'Instruction au Canada) ; — L'enseignement du français en Acadic, depuis la fondation jusqu'à la cession du pays, par le R. P. Ghiasson. — Cf. Geddes, Dialectes français dans le parler franç.ais-acadien.

2. Section de Philologie et d'Histoire. Cf. Prem. Congr. Lang. franc. Can., Mém., pp. 180 et suiv., et Prof. Gray, A plea for the scientific sludy of Canadian French, C.-R. dans Romanic Reuiew, XX, 19'29, pp. 186-188 et i^tio-^GG). On comparera un chapitre de G. Vattier, Ment, can., pp. 128 et suiv. ; pp. 14 et suiv., le môme insiste sur la prépondérance de l'élément normand dans la population.

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