Dans Ghin., RéJ. hug. Amer., p
navait jamais été franchement accepté par le parti catholique. Les vexations recommencèrent après la mort du Roi, et les hostilités suivirent, sournoises ou même ouvertes. Après la prise de La Rochelle, les libertés étant enlevées une à une aux Réformés, tout faisait prévoir un retour prochain à l'intolérance, malgré les bonnes dispositions marquées au début de son règne par le roi Louis XIV. L'émigration reprit de plus belle. Une propagande habile attirait vers l'Amérique ceux qui se sentaient menacés dans leur conscience et même ceux qui s'étaient déjà mis à l'abri, en profitant de l'hospitalité étrangère.
En 1620 le Mayfloiver emporta de Plymouth et débarqua au Massachussetts un premier troupeau venu de France ou des Eglises wallonnes. L'engagement qu'on a considéré comme la première ébauche de la Constitution américaine, porte, parmi les signatures, celle d'un Français. D'autres émigrants vinrent se joindre à ce noyau des fondateurs de la Nouvelle-Angleterre '.
Il n'est plus désormais, dit Chinard, « de colonie anglaise de la côte atlantique, du Maine à la Floride, qui n ait vu arriver, au xvii^ siècle et dans les premières années du xvm'^, des Français exilés pour la religion Les essais de colonisation qu'ils ont
tentés ont été souvent éphémères, surtout dans le cas de ceux qui sont arrivés isolément ou en groupes trop petits pour songer à préserver longtemps leur individualité » ". En 1637, ils furent rejoints par des Vaudois, persécutés par le duc de Savoie.
Mais c'est après la Révocation que le plus grand nombre des Réfugiés passa l'Océan".
Principaux centres. — Les plus importants des établissements français (Manhattan) sont près de l'endroit où devait s'élever la Nouvelle-Amsterdam, qui, en 166i, devint la Nouvelle York ; à New Oxford, à Frenchtown (Rhode Island, fondée par les Poitevins), à New Rochelle et à New Pfaltz. Il y en eut aussi dans les colonies du