Hat., Hist. Presse, t. II, p
4. Son but, dit-il, était d'instruire les étrangers qui n'entendent pas l'anglais des livres qui s'impriment dans la Grande-Bretagne, a C'est un pays où les sciences et les arts fleurissent autant qu'en aucun lieu du monde; ils y sont cultivés dans le sein de la liberté, il est donc important qu'il y ait quelqu'un qui soit capable d'informer de ce qui s'y passe ■».
o. Matin, Hist. Presse, t. III, pp. 290 et suiv. Après des démêlés avec ses éditeurs, La Roche alla s'établir à la Haye, où il publia, de 1720 à 4724, les Mémoires littéraires de la Grande Brelayne (^iQ vol.). Il cessa alors d'écrire en français (Hatin, Bibl., p. 39).
6. Voir sur la circulation des journau.x étrangers en France, Hatin, Bibl., p. i.xxxi.
tance grandissait de jour en jour. L'action d'un écrit français était plus étendue qu'aucune autre. Etablissant un immense commerce de nouvelles, d'idées, de doctrines, les journaux en français attiraient nécessairement à eux quiconque voulait être au courant du mouvement général, et les gens qui éprouvaient ces curiosités étaient légion.
Si on regarde bien les choses, ce n'est pas la France seule qui par là se communique au monde, c'est le monde qui, grâce à l'idiome né du génie français, se reconnaît, se rapproche et se fond. Si bien qu'il faut, suivant moi, voir dans le développement de cette presse française à la fois un effet et une cause. Les journaux, pour atteindre le but que se proposaient leurs créateurs, avaient intérêt à paraître en français sans doute, ils profitaient de la diffusion de cette langue. En retour ils ajoutaient à cette diffusion. Ils étaient à la fois des témoins et des facteurs de son universalité.