T. V, cil. III, sect. I, al. vi, p. ooÙ
autres puissances. — B. Traités conclus par les diverses puissances entre elles, sans que la France y lut partie. Dans chaque catégorie devaient être rangés : 1" les traités en français ; 2" les traités en latin ; 3" les traités en langues étrangères ; 4" les traités bilingues : français et latin ; français et langue étrangère et les traités en plusieurs langues étrangères.
Après avoir réuni tous les matériaux et dressé même ce tableau, j'ai cru devoir renoncer à mon entreprise. Pareille façon de présenter les faits me parut, après réflexion, chose aventurée, elle donnerait aux affirmations un caractère trop absolu, et supposerait des certitudes que je n'ai pas toujours.
Mieux valait, m'a-t-il semblé, se réserver la possibilité de faire, au fur et à mesure les réserves nécessaires et les doutes. En effet, il est bien souvent téméraire d'apporter une pure et simple affirmation. Pour les traités où la France a été une des parties contractantes, il est facile d'arriver à savoir, au moyen de recherches dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, en quelle langue est l'instrument du traité. Encore n'est-on pas assuré que l'autre ou les autres exemplaires remis aux plénipotentiaires étrangers étaient rédigés dans la même langue. C'est là en effet chose qui n'est nullement certaine a priori, et qui demanderait à être vérifiée sur pièces, à moins qu'un texte précis ne nous renseigne de façon sûre.
En ce qui concerne les traités entre puissances étrangères, entre- Prusse et Russie, par exemple, qui ne voit que l'historien qui voudra des renseignements indiscutables devra fouiller les Archives des Gouvernements ? Il faudrait pour cela de longs séjours dans les Capitales, petites et grandes.
Quant à suppléer à ces constatations sur les instruments authentiques à l'aide des seuls Recueils de Traités, ce serait une grave imprudence. Certes ces recueils ont été faits avec une extrême diligence' et un souci constant de l'exactitude rigoureuse^. Mais
1. 11 faut excepter celui de M. De la Maillardière, que Wenck exécute dans les termes suivants : infeliccm actorum publicorum recentioris a;vi epitomalorem... plurimarum Academiarum, quarum titulos pra3 se fert, socium, sed tamen rei susceptae prorsus imparem (tome 111, p. 141).
2. Je citerai d'abord celui de Dumont : Corps universel diplomatique du droit des gens {800-1731). Amsterdam et La Haye, 1726-1731, 8 voL in-f» (cité : Dum.);
2'^ Celui de Roussel : Supplément au Corps universel diplomatique de Dumont, continué jusqu'en 1739. Ib.. 1739, 5 vol. in-f" (cité: Rouss.) ;
'6'' Celui de Wenck, Codex juris gentium recentissimi (1735-1772). Leipzig, 1781- 4795. 5 vol. in-80 (cité : W.);
4° Celui de Martens (F. de ), Recueil des... traités... depuis 1761 jusqu'à présent, 2^ éd. Gœltingue, 1817-1833, 8 vol. in-8°.
Enfin le Supplément contenant les traités... qui ne se trouvent ni dans Dumont ni dans Roussel. Gœltingue (1801-1808), 4 vol. in-8o.