GÉNÉRALITÉS
ils étaient destinés à l'usage diplomatique ou historique, de sorte que ce qui importait avant tout aux auteurs, c'était d'avoir le meilleur texte, j'entends le plus exact, en quelque langue que ce fut.
Voici des avertissements de Dumont qui ne laissent pas d'être inquiétants : « Pour ce qui regarde la Langue en laquelle on devoit publier ces Traitez, on se détermina facilement à la Langue Françoise, comme à celle qui est le plus généralement en usage à présent en Europe. On ne crut pas néanmoins, qu'on dût traduire en François les Pièces écrites originellement en Latin ;... parce que la Langue Latine n'est pas entendue de moins de gens, que la Françoise, pour ne rien dire de plus '. Autrement dit : sauf les pièces latines qu'on a laissées dans la langue originale, les pièces en anglais, italien, espagnol, allemand, flamand, etc., ont été traduites.
Je ferai la même observation en ce qui concerne les recueils de Rousset. A preuve le Traité de paix entre le Sultan et le Roi des Deux-Siciles, qui est donné en français", or la Conclusion montre qu'un des exemplaires était en italien, l'autre en turc^
Il y a autrement de sûreté à consulter un Wenck*. La préface respire une honnêteté scrupuleuse, l'œuvre aussi. Wenck a tout fait pour se faire communiquer les instruments originaux. Faute de pouvoir fouiller dans les armoires et les coffres, d'où on n'allait pas extraire pour lui les précieux papiers, force lui était de se tourner où il pouvait, vers quelque archiviste ou greffier public, quand il en trouvait un, disposé à lui fournir une copie authentique, manuscrite ou imprimée, il l'a fait. 11 ne peut pas donner les noms des « tabularii publici » qui eussent été ses garants. Ce