CHAPITRE V OBSERVATIONS ET CONCLUSIONS
I. Un coup d'œll jeté sur les listes données dans ce chapitre montre les progrès du français. S'élevant de beaucoup au-dessus des autres idiomes il a une prééminence incontestée. Depuis le xvii" siècle sa situation a changé du tout au tout. Toutefois et je voudrais insister ici sur ce point : le français n'a pas de droits, d'aucune espèce.
II. Mon lecteur n'aura pas manqué d'observer que, dans mes listes, on ne trouve pour ainsi dire aucun traité conclu avec la Porte Ottomane. Ce n'est pas qu'on ne négocie pas avec elle. Mais elle est hors de question ; elle reste à part des puissances occidentales et de leurs idiomes. Elle traite en turc.
Ainsi on croit trouver à la date du 14 octobre 1736 un traité de Commerce en latin'. Si on lit le texte, on voit qu'il a été « Turcico idiomate conceptum et suscriptum » ".
11 semble cependant que la Porte ne refuse pas d'accepter des conventions passées en italien, telles que celles que conclut Frédéric II de Prusse avec le Sultan Mustapha^.
III. Avec les Barbaresques, les divers Etats européens traitent en leur langue, sauf à ajouter au texte une traduction.
L'Angleterre, avec le Maroc (lo janvier 1750 et 28 juillet 1760)*, avec Tripoli (19 septembre 1731)', avec Tunis (19 octobre 1731'' et 22 juin 1762)' se sert de l'anglais.
Les Provinces-Unies, avec le Dey d'Alger (23 avril 1737), se servent du néerlandais *.
La Suède, avec « la République de Tunis », se sert du suédois