‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 56 sur 330 · Id., ib., p · texte numérisé non relu

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(23 décembre 1736)'; le Danemark se sert du danois (8 décembre 1751)^

11 est inutile d'examiner les traités passés aux Indes avec les nababs (8 août 1770)% etc.

Quelquefois, àpremièrevue, oneslportéàcroirequelatinou français commencent à pénétrer, là aussi. Ainsi le Mercure publie en français un Traité entre les Provinces-Unies, la Compagnie des Indes et le « Roy de Candy » (14 février 1766). En réalité les certificats annexés qui garantissent que le Traité sera approuvé sont d'une part en langue « singaloise » et de l'autre en langue hollandaise *. N'en était-il pas de même du traité lui-même, quoi qu'on le fasse connaître dans la « langue universelle » ?

Il ne faut pas considérer avec moins de réserve l'extrait donné en français par le Mercure historique d'un traité entre Louis XV et le Dey d'Alger (16 janvier 1764)\ Le temps n'était pas venu où le français s'introduirait dans le pays.

IV. Quand nous disons qu'un traité est en une langue, il ne faudrait pas croire que les pièces mêmes qui accompagnent l'instrument soient dans la même langue. Prenons le Traité d'Aix-la- Chapelle et regardons les ratifications*^. Celle du Roi de France est en français. De même celle des Provinces-Unies. Celle de Gênes est en italien; celle du Roi de Grande-Bretagne en latin; celle du Roi d'Espagne à l'acte de son accession est en espagnol; celle de l'Impératrice-Reine à son acte d'accession en latin. Celle du Roi de Sardaigne est en français, ainsi que celle du duc de Modène, mais ce dernier a donné son plein pouvoir en italien, etc.

Même diversité lors du Traité de Paris en 1763 et en toutes occasions.

V. En ce qui concerne l'emploi des langues vivantes diverses, il est visible que certaines d'entre elles, sans être exclues, n'entrent pas dans l'usage général. Le danois, le suédois sont dans ce cas, le russe également. L'allemand sert davantage, d'abord naturellement pour régler des affaires allemandes, entre la Cour de Prusse et l'Electorat de Saxe par exemple^.

Mais l'italien a mieux que ce rôle intérieur. Fort des usages

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