‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 58 sur 330 · Ib.. f» 216 r»; Impr., p · texte numérisé non relu

Ib.. f» 216 r»; Impr., p

gue de Cour d'autres pays, attendu que l'orgueil des rois ne pensait pouvoir viser de but plus élevé que celui d'atteindre à l'éclat de la Cour du grand roi, ne (ïit-ce qu'en quelque mesure.

L'auteur connaît le moment où un traité fut signé en français : dans les négociations de la paix de Bade, — lisez de Rastadt, — dit-il, qui furent conduites par trois généraux des puissances contractantes, la prééminence de la langue française fut acceptée comme chose acquise, puisqu'on s'en servit sans considérer que Marlborough ne pouvait pas s'y exprimer couramment et que l'on n'avait pas besoin de céder à Louis XIV humilié. Chaque Cour trouvait, en se servant d'une langue si universelle, l'occasion de faire connaître ses droits d'une façon aussi générale que possible *.

Ce sera l'œuvre du patriote allemand que de travailler à la culture de la langue allemande. Mais il ne méconnaîtra pas pour cela les avantages du français et de sa littérature et, puisque les Etats d'Europe ont besoin d'une langue commune, il ne sera ni surpris ni dépité que la langue d'une nation si développée soit en possession d'être la langue diplomatique de l'Europe".

Le droit et le fait. — Ces explications sont loin d'être justes et complètes^. Pour bien comprendre la nature et la signification de révénement, il est nécessaire de s'arrêter d'abord aux principes qui réglaient la matière, assez simples, du reste. Du point de vue / du droit des gens, tous les souverains sont égaux. Si leur puissance varie, leur caractère est un ^.

Il en résulte que chacun d'entre eux a le droit de négocier dans sa langue. Amelot de la Houssaie^, de ce point de vue, considérait que chaque Ministre doit parler la langue de son maître. Le Prince « en recueille plus d'honneur » ''.

1. Dissent, m.ss. du Concours. î" 220 v»-221 r» ; Impr., p. 82-88.

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