Ib. (tout ce § a été remanié
corps sonores, lui donne une harmonie légère qui n'est qu'à elle »'.
« En considérant la Langue Latine comme la grosse planelte, et les Langues d'Europe comme ses satellites, la nôtre paraît être à une distance plus heureuse, et sa température tient au rang qu'elle occupe » ".
Le français et la probité. — Le français n'a point de diminutifs, « son allure n'en est que plus mâle » ; « dégagée de tous les protocoles que la bassesse inventa pour la vanité », notre langue « en est plus faite pour la conversation, lien des hommes et charme de tous les âges ; et, puisqu'il faut le dire, elle est de toutes les langues la seule qui ait une probité attachée à son génie » ^. « Sûre, sociale, raisonnable, ce n'est plus la langue française, c'est la langue humaine. Et voilà pourquoi les puissances l'ont appelée dans leurs traités, elle y règne depuis les conférences de Nimègue »... « et désormais les intérêts des peuples et les volontés des rois reposeront sur une base plus fixe ; on ne sèmera plus la guerre dans des paroles de paix » ^
La connaissance du français est une assurance de politesse. — « Quand on arrive chez un peuple, et qu'on y trouve la langue française, on peut se croire chez un peuple poli » \
Utilité d'une langue générale. — « Leibnitz cherchait une langue universelle et nous l'établissions autour de lui ». « Il est bon de ne pas donner trop de vêtements à sa pensée » ; « il faut, pour ainsi dire, voyager dans les langues, et, après avoir savouré le goût des plus célèbres se renfermer dans la sienne»*'.
La pérennité du français. — « Si nous avions les littératures de tous les peuples passés, ne faudrait-il pas que tant de langues se réfugiassent dans une seule par la traduction? Ce sera... le sort des langues modernes, et la nôtre leur offre un port dans le naufrage ». « Les Etats se renverseront, et notre langue sera toujours retenue