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précier le mérite des écrivains », n'en est pas moins unique ; elle a contribué à former et h éclairer la nation'.
Centralisation en espérance. — « Le destin de l'Allemagne est, selon toute vraisemblance, de réunir tôt ou tard, ses forces éparses, pour ne former que deux ou trois Etats ».
Si le commerce, la prospérité, la culture d'esprit suivent d'un pas égal, (( la langue allemande pourroit bien détrôner un jour en Europe la langue francoise, après lui avoir disputé quelque temps son universalité » ".
Obstacles. Difficultés. — Mais l'obstacle est dans la langue même. L'allemand est d'abord très difficile en raison de son originalité. Celui qui a appris le latin apprend facilement les langues dont il est la souche commune ^
Irrégularité des constructions. — La construction s'éloigne en partie de l'ordre naturel*, le verbe est très souvent rejeté à la fin. L'auxiliaire et le participe sont séparés ; de même les particules sont rejetées à la fin, ainsi que la négation. On croit avoir saisi le sens de la période, et un zii, un çor-, un nach, demandent un sens tout opposé. Les participes précèdent souvent le substantif, « il n'est pas rare de trouver entre le crément que reçoit ce participe et le substantif, des phrases entières, qui ne servent qu'à rendre la période « beaucoup plus entortillée et plus fatigante ^
Ordre variable. — La construction « éprouve un changement suivant que la phrase commence avec telle ou telle particule ». « Nos grammairiens ont découvert les règles de cette construction ; mais c'est de leur multitude précisément que résulte l'irrégularité de notre langue » ''.
Liberté des inversions. — Klopstock lui-même a poussé souvent bien loin et des imitateur» maladroits sont tombés dans l'absurdité. « On verra peut-être nos beaux-esprits... contourner notre construction allemande comme le maître d.e langue du Bourgeois Gentilhomme » '.
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