Id., str
7. P. 163 ; L'Esclave noir, str. 2. — Ce poème (d'occasion) n'avait pas été retenu par Gautier pour les Émaux et Camées.
est d'ailleurs indiqué ou suggéré par le contexte : pschent^^ hypogée. Ici le procédé est particulièrement délicat ; Gautier nous amène peu à peu à l'idée de sépulture :
Ce peuple impie et fou
Qui se couche sans bandelettes
Dans des cercueils que ferme un clou,
Et n'a pas même d'hypogées ^.
Cette hantise de l'Egypte est telle qu'elle poursuit Gautier dans des pièces qui n'ont aucun rapport avec ce pays : la main de Lacenaire l'assassin est
Momifiée et toute jaune
Comme la main d'un pharaon^.
ESPAGNE. — Ici le problème de la couleur se posait de façon toute différente. Gautier semble éviter autant que possible les mots espagnols :• il a conservé centa^, et remplacé pandero, peu connu, par boléro, qui est plus banal ^. Papelito est mis dans la bouche de Petrus BoreF ; divisa est souligné dans le texte'. Il ne reste que des mots familiers à tout lecteur cultivé, tels que cachucha^ ou gitana^...
Gautier préfère user, pour donner la couleur espagnole, de moyens plus délicats. Dans Rondalla'^^, c'est un Espagnol qui parle. Il emploie quelques mots plus ou moins francisés, gavache^^, qui rime avec bravache, capitan ; il jure : Corps du Christ'^^ ! Ses métaphores surtout sont pittoresques : non seulement il veut fendre les naseaux de ses rivaux, faire une arche sur le ruisseau avec leurs côtes, mais, s'adressant aux « racleurs de jambon» qui voudraient brailler un couplet devant les fenêtres de sa belle, il s'écrie :
Dans sa gaine mon couteau bouge ; Allons, qui veut de l'incarnat ?
A son jabot qui veut du rouge Pour faire un bouton de grenat ^^?