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P. 112 ; La Montre, str

Histoire de la langue française. XIII. 16

Tel est rare. Il a un caractère de solennité plaisante :

Tel, romantique opiniâtre, Soldat de l'art qui lutte encor, Il se ruait vers le théâtre Quand d'Hernani sonnait le cor^.

Familier aux poètes épiques, tel servait à introduire leurs comparaisons étendues.

Une comparaison osée est excusée par on dirait. On dirait que les accroche-cœurs sont

les petites roues Du char de Mab fait d'une noix ;

Ou l'arc de l'amour -.

Le quatrain suivant, sur la rose-thé, est volontairement précieux :

On dirait une rose blanche Qu'aurait fait rougir de pudeur, En la lutinant sur la branche.

Un papillon trop plein d'ardeur^.

Présentation directe. — Le poète, au lieu de comparer une larme à une perle, assimile les deux choses :

Chaque perle est une larme*.

Enfin il y a proprement métaphore^ c'est-à-dire substitution de l'objet comparé à l'objet de la comparaison. Le plus souvent, le mot qui fait image est un nom ; il peut être un adjectif ou un verbe.

La métaphore est dans un nom. — Les hirondelles voient venir la rouille aux bois^ ; l'aiguille de l'obélisque a été rougie

Aux fournaises d'un ciel de îeu^.

Au lieu d'être sujet ou complément d'un verbe, le nom est construit avec un autre nom ; le papillon de Vâme'' doit être traduit par : « l'âme,

ce papillon».

Quand de sa jupe qui tournoie Elle soulève le volant, Sa jambe, sous le bas de soie.

Prend des lueurs de marbre blanc^.

1. P. 132 ; Château du Souvenir, str. 42. • — Un second exemple se trouve p. 150 ; Le Merle, str. 7.

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