‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 164 sur 324 · P. 117 ; Ce que disent les hirondelles, str · texte numérisé non relu

P. 117 ; Ce que disent les hirondelles, str

une fine pluie Éteint les fournaises du soir^.

La neige au chaume coud ses franges'-.

Parfois il développe davantage. Si la bouche vermeille est une fleur, le rire qui se pose sur cette bouche sera une intelligente abeille^. Les vagues sont comparées à des coursiers :

...les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air*.

Le poète vieillit :

Des lilas blancs de cimetière Près de mes tempes ont fleuri ; J'aurai bientôt la touffe entière Pour ombrager mon front flétri^.

Il arrive que la comparaison soit suivie durant le cours de tout un poème, comme dans VOdelette anacréontique (p. 81), où l'amour est comparé à une colombe inquiète.

Développement par images. — La forme choisie par Gautier ne se prête guère aux longs développements qu'aimait Hugo. Mais Gautier redouble souvent ses images : la main de femme est comparée à, un Us par Vaiihe argenté et à une blanche poésie^. Le blanc squelette se fait

voir :

Il signe les pierres funèbres De son paraphe de fémurs, Pend son chapelet de vertèbres Dans les charniers, le long des murs''.

Dans le portrait de Carmen :

Et, parmi sa pâleur éclate

Une bouche aux rires vainqueurs ;

Piment rouge, fleur écarlate,

Qui prend sa pourpre au sang des cœurs*.

Personnification. — La personnification peut être considérée comme une variété de l'image.

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