‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 182 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

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modernes 1 (pour la forme, il croit «que les Ioniens et les Latins possédaient deux idiomes^ bien supérieurs aux langues modernes en richesse, en clarté et en précision»). Il a surtout une prédilection marquée pour les grands sujets ; il se réjouit quand Mendès publie Hesperus^. Il ne s'écarte guère, dans ses œuvres, de ces principes. Mais quand il s'agit de ses disciples, il accepte tous les sujets, même les plus minces, et il n'a jamais excommunié les bouffonneries d'un Banville*.

LA PERFECTioy DE LA FORME. — Pour Leconte de Lisle et pour l'École parnassienne, ce qui est essentiel, c'est la perfection de la forme ^ :

La nouvelle génération poétique, bien convaincue que la rêverie et les négligences de forme sont les signes caractéristiques de l'enfance dans l'art, se distingue surtout par un culte sévère de cette forme tant dédaignée et par la précision mathématique de ses idées. Le nom de Puritains que lui donna un jour M. Sainte-Beuve lui conviendrait, sans l'interprétation religieuse à laquelle il pourrait donner lieu, car elle ne reconnaît d'autre religion que celle de l'art*.

1. «Je crois qu'à génie égal, les œuvres qui nous retracent les origines historiques,

qui s'inspirent des traditions anciennes, qui nous reportent au temps où l'homme et la terre étaient jeunes et dans l'éclosion de leur force et de leur beauté, exciteront toujours un intérêt plus profond et plus durable que le tableau daguerréotype des mœurs et des faits contemporains » [Id., p. 233 ; 1855).

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