Heredia à Leconte de Lisle, 22 août 1881 (Id., p
6. Jean Aicard, dans son Discours de réception à l'Académie, le 23 déc. 1909, apprécie ainsi la versification des Parnassiens :
Cet art d'ajustage, de sertissage, cette habileté incomparable de rou\Tier qui amenuise des bois légers, ou entaille un dur métal, et y pratique des mortaises imperceptibles auxquelles s'adaptent, avec une précision d'horlogerie, d'invisibles tenons, cette perfection de métier, grâce à quoi le versificateur, appelant à lui des rimes rares, imprévues, les accouple avec tant d'aisance qu'elles paraissent s'attirer d'elles-mêmes comme des colombes amoureuses, toute cette admirable façon d'écrire en vers, ce fut la loi du Parnasse.
fait historien et a consulté les travaux spéciaux. Toutes les couleuis, toutes les nuances, tous les tons sont employés ; tous les procédés de style sont utilisés, mais avec habileté et discrétion. Les Parnassiens sont, pour reprendre une expression de Fontanes, des « poètes de mots». Chaque mot est voulu, réfléchi, pesé. L'historien a donc le droit — et le devoir — d'étudier la langue du Parnasse « au microscope ».