‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 203 sur 324 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Des songes enflammés l'âge froid te protège, Et plus rien de ton cœur n'échauffera la neige*.

[Paris :]

N'es-tu point

la blonde Aglaé dont les molles paupières

Enveloppent les cœurs d'un tissu de lumières^?

D'autres, plus rares et plus frappantes, sont par là même plus dangereuses (il s'agit de Péristèris) :

Dites son rire frais plus doux que l'aubergine. Le rayon d'or qui nage en ses yeux violets Et qui m'a traversé d'une flèche divine®.

La personnijication est d'un usage plus sûr : c'est ce qui explique sans doute que les exemples en soient nombreux. Tout peut être personnifié ; la mer, le vent s'y prêtent facilement :

la vieille mer aux forces formidables

Amasse un noir courroux dans ses flots insondables'.

le vent paresseux

Berce du mol effort de son aile éthérée Les larmes de la nuit sur la feuille dorée^.

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