Coppée, Poésies, 1864-1869, p
Tandis qu'une adorée, aux cheveux blonds ou noirs, Promènerait les flots neigeux de ses peignoirs Par la chambre à coucher étroite et familière Pour allumer la lampe et remplir la théière^.
Sur des coussins elle repose
Le marbre éclatant de son corps ^.
Notons en passant que les (.i flots neigeux de son peignoir» nous offrent une double métaphore.
Enfin il est possible de qualifier à la fois azur et ciel.
Chanteurs mélodieux, habitants des buissons, Le ciel pâlit, Vénus à l'horizon s'éveille ; Cynthia vous écoute, enivrez son oreille : Versez-lui le flot d'or de vos belles chansons^.
(L'Isthme de Panama)
partage avec ses monts géants La glauque immensité des deux grands Océans*.
Parfois, l'un des fuyards de la farouche harde Se cabre brusquement, se retourne, regarde. Et rejoint d'un seul bond le fraternel bétail ;
Car il a vu la lune éblouissante et pleine Allonger derrière eux, suprême épouvantail, La gigantesque horreur de l'ombre Herculéenne^.
D'autres combinaisons, d'ailleurs, peuvent se rencontrer ; le groupe « azur du ciel » peut être suivi d'une relative :
Et leurs cheveux couvraient d'un souple et noir trésor La neige de leur gorge où rougissaient des roses^.
Ce procédé, aux formes variées, a été pour l'École parnassienne une précieuse ressource.
c. Le ciel d'azur. — Moins riche en variantes, ce type semble avoir été employé surtout par Leconte de Lisle dans des expressions clichées de couleur antique.