‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 238 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

Le contour peut se réduire à. une ligne ; il peut aussi se compliquer :

Les cadavres couchés sur les hauts bûchers plats^.

Un faisceau de djerrids aigus^.

Leconte de Lisle nous montre encore

[le] rebord dentelé des minarets^.

L'absence de lignes et de contours n'est pas moins expressive :

Vieillard de Karjala, la nuit est noire encore, Et le cap nébideux n'a point revu l'aurore*.

Et ce sera la nuit aveugle, la grande ombre ■Informe*.

Massif, épais (pour qui Leconte de Lisle semble avoir une véritable prédilection) font voir la masse :

Un palais hérissé d'un triple rang de pieux, De grilles et de crocs aigus et de murailles

Les Forts, princes des anciens jours, sont

Plus massifs que le cèdre et plus hauts que le pin'.

Le sable aux dunes noires est

parfois traversé brusquement Par quelque monstre épais qui grinçait des mâchoires*.

Cai>e^, earcace^", concave, décrivent des surfaces :

Au loin la mer immense et concave se mêle A l'espace infini d'un bleu léger comme elle^^.

Le relief est marqué par des adjectifs comme rugueux :

Le rugueux Sennaar, jonché de pierres rousses ^^

Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes ^^

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