Id., p. 118 [Intimités
5. Sully-Prudhomme, Poésies, 1879-1888, p. 112 [Vers lus à un banquet du Lycée Condorcet).
fi. Coppée, Poésies, 1864-1869, p. 72-73. — Il s'agit du cœur des aïeules.
et aux Delille. Il n'est pas rare, dans les Poèmes antiques de Leconte de Lisle, de retrouver des ondes, des urnes et des chars :
Verse Vonde qui fume en cette urne d'argile, Et de mon hôte illustre, aux accents inspirés. D'une pieuse main lave les pieds sacrés^.
Sur de rustiques chars, les vierges aux bras nus Jettent au vent du soir leurs rires ingénus^.
C'est de la couleur locale authentique, et le sein d'albâtre de Glaucé, qui fournit d'ailleurs une rime bien médiocre, ne doit pas être considéré comme une de ces chevilles dont les vers de Vigny offrent, hélas ! trop d'exemples :
O Nymphe de la mer, Déesse au sein d'albâtre,
Des pleurs voilent mes yeux, et je sens mon cœur battre^.
Mais Coppée lui-même ne méprise ni les ondes dormantes*, ni les
gazons poudreux^, ni le flacon renversé sur la table^. Les pleurs du vieux
singe
Font plus navrante sa grimace
Faite de rire et de courroux'' .
Habitués que nous sommes à ce vocabulaire « classique», nous le remarquons à peine. Mais il nous est difficile d'excuser le grave airain :
c'est V Angélus
Qui sonne lourdement au clocher du village
Celle qui reste songe à celui qui partit
Et se demande auprès du rouet qui s'arrête, Si là-bas, dans les flots, son homme, le marin, A comme elle entendu les coups du grave airain^.
Et il est nettement regrettable de trouver à la rime le mot quelque peu ridicule d'hymen qu'il nous faut, par surcroit, prononcer hymain :
Par quel bienfaiteur fut dressée Cette couche ? et par quel hymen Fut pour toujours ta main laissée Dans ma main^ ?