‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 308 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

4. Id., p. 15 (Le Thermodon). — Cf. De Guerne, Bois sacré, 1 : « Le lac est immobile où nage le croissant ».

5. SuUy-Prudhomme, Œuvres, 1879-1888, p. 20 (.A. une Fiancée).

Vwant encore en nous qui ravivons en eux, Encor pleins de mystère, ils sont la loi nouvelle^.

La tristesse rendait j»Ius belle sa beauté-.

Les exemples en sont d'autant plus nom])reux qu'une répétition habile donne à l'alexandrin cette fermeté, cette solidité « marmoréenne» qu'appréciaient par-dessus tout les Parnassiens :

O vous, fermes esprits de fermes chairs vêtus-'' !

Songeant à sa maison, grande parmi les grandes,

Plus grande qu'Iiiigo lui-même et qu'Abarca,

Le vieux Diego Laynez ne goûte plus aux viandes*.

La répétition permet aussi d'insister sur une idée :

Tous s'ennuyaient : l'ennui s'engendre de l'ennui^.

Elle permet de souligner un effet de couleur :

Un page de douze ans aux traits déjà pâlis,

Soupirera des airs sur une mandoline.

Pour voir, pâle, parmi la pâle mousseline,

La reine soulever son beau front douloureux®.

Le procédé est commun à toutes les époques et à toutes les écoles. Il peut être renforcé par un' chiasme :

Quelle est ta beauté propre et ta propre vertu^?

Et l'amour et l'effroi de l'antique sirène

Ont fait sa barbe blanche et blancs ses cheveux bruns*.

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