Id., p. 29 [Envoi du premier livre
3. Sully-Prudhomme, Poésies, 1872-1878, p. 172 (La Révolte des Fleurs).
4. Id., p. 169-170. — Cela dépasse, et de beaucoup, le poignard qui, jadis, rougissait de s'être plongé dans le sein de son maître.
Hier dans le bois, j'ai lu beaucoup. Je regardais : L'azur du ciel semblait de velours, comme un dais. Un amoureux chantait dans le gosier d'un merle. L'horizon chatoyait, harmonieux, gris-perle^.
Coppée veut exprimer de façon originale, après tant d'autres, que les étoiles commencent d'apparaître au firmament.
A l'orient déjà, dans le ciel sombre et bleu Où lentement la nuit qui monte étend ses voiles, De timides clartés, vagues espoirs d'étoiles, Contemplent l'occident clair encore ; y cherchant Le rose souvenir d'un beau soleil couchant^.
Un bébé naît dans un moment de gêne :
II leur naquit un fils, berceau mal accueilli, Humble front baptisé par un baiser morose^.
De jeunes hommes rêveront d'une jeune fille :
Tu les feras pleurer, enfant belle et chérie. Tous ces bambins, hommes futurs.
Qui plus tard suspendront leur jeune rêverie Aux cils câlins de tes yeux purs*.
Les Parnassiens, en particulier, raffineront sur l'image. Ils emprunteront leurs comparaisons à la physique. Une jeune fille et sa mère
Faisaient route à côté de moi.
Et bientôt elles se blottirent, Leurs fronts l'un vers l'autre penchés.
Comme deux gouttes d'eau s'attirent Dès que les bords se sont touchés^.
D'autres viennent de la meunerie :
Blutée à petit jour par les feuilles de hêtre, Une lueur discrète éclaire les ravins®.
En voici d'archaïques, et bien solennelles :
Tel qui se prive adore
Et trouve, s'il jeûna de pain et de boisson, 5a faim grand-panetier, sa soif grand-échanson, Dans l'éternel repas, près des pures fontaines'.