Lég., L'Aigle du Casque, v. 274. — Cf. v
Jamais 1 dit Tiphaine inhumain.
9. Quatre Vents de l'Esprit, t. I, p. 31. — Hugo écrit euménidesavec une minuscule. Ilaime à employer des noms propres avec la valeur de noms communs :
Vous prodiguez à des veuiUots des perles.
Boite aux lettres {Chat., éd. Ollendorff, p. 318).
Histoire de la langue française. XIII. 4
LE DÈMOysTRATiF. — Signalons un emploi curieux du démonstratif neutre à valeur méprisante.
C'est Barabbas qui parle :
Celui-ci, c'est Jésus ; ceci, c'est Barabbas^.
Ailleurs, cela exprime la pitié affectueuse du poète devant un être sans défense :
Elle allait et venait, dans un gai rayon d'or ; Cela jouait toujours, pauvre mouche éphémère^.
LES PERSoy.XELS. — Parfois le représentant « léger » remplace le pronom « lourd » :
Paris m'est éclipsé par l'énorme Solime ;
La haute Notre-Dame à présent, qui me luit.
C'est l'ombre ayant deux tours, le silence et la nuit'.
Est-ce un archaïsme ? Il est plus vraisemblable que Hugo, comme dans beaucoup de ces emplois anormaux, a recherché le maximum de brièveté.
C'est aussi pour produire un effet qu'il a donné un participe passif à un verbe intransitif :
Pendant que je songeais, croyant encor la voir Même après qu'elle était enfuie et disparue *.
L'ADVERBE. — Hugo construit librement l'adverbe avec un participe :
Sur le fnmt des soldats, férocement vêtus, La montera de fer courbe ses crocs pointus'.
Comprenons : «vêtus de telle façon qu'ils ont un air féroce».
co.\CLUSio.\. — Victor Hugo avait songé à écrire un livre de critique et de philosophie intitulé Mes Fautes de français. Il avait réuni quelques exemples {Cfioses vues, II, éd. Ollendorff, p. 350-351), où il groupe des faits de style et des faits de langue. Orientales (1828) : Ruisselant de pierreries (cf. Post-Scriptum de ma Vie, p. 513). — Etude sur Mirabeau (1834) : Fulgurant (sfolgorante). — Introduction [au livre intitulé Paris] (1867) : Bouillir (employé comme verbe actif).