Lég., Le petit Roi de Galice, v
— Avant qu'il ne frappe (un seul exemple, dans Hernani). — Grandissement, de grandir, actif (nettement différent de agrandissement), etc. Il n'a jamais écrit ce livre, et pour cause : il est, de tous les poètes. du xix^ siècle, le plus « grammatical»^.
Contre l'école «sérieuse» de la sobriété. — Victor Hugo, exaltant Shakespeare, a exposé ce qu'il pensait de « ces divines éclosions de l'esprit que les Grecs appelaient Tropes» : « Vous voici dans le resplendissant jardin des muses où s'épanouissent en tumulte et en foule à toutes les branches ces divines éclosions de l'esprit que les Grecs appelaient Tropes, partout l'image idée, partout la pensée fleur, partout les fruits, les figures, les pommes d'or, les parfums, les couleurs, les rayons, les strophes, les merveilles »2 ; «ne touchez à rien, soyez discret», conseillent les critiques de l'école «sérieuse» de la sobriété. Il est bien évident que Hugo n'est pas de leur avis.
L'étude complète des procédés de style utilisés par lui exigerait un volume : il use de tous les «tropes» anciens et nouveaux, avec une virtuosité inimitable. Même la périphrase, dont il se vantait d'avoir écrasé les spirales, réapparaît dans la stylistique visionnaire :
les gueux, pêle-mêle, Boivent l'ombre et le rêve à l'obscure mamelle Du sommeil ténébreux et muet^.
Entendons que les coupe-jarrets des Infants sont en train de dormir.
L'image visionnaire. — Dans son étude sur Shakespeare, Hugo cite nommément la comparaison, l'image, la métaphore. Je groupe ces tropes sous le nom d'image^, en y joignant la personnification, le symbole et le mythe.
L'image visionnaire présente des caractères différents de l'image commune. Dans celle-ci, le comparé et le comparant sont faciles à identifier : quand Hugo assimile des pointes d'épée à des becs de flamme^,