Odes fun., p
Le linguiste est heureux d'apprendre de Banville que rat^ grisette et lorette commencent à vieillir :
Quand l'indigène ému voit passer dans nos vers Ces mots déjà caducs : rat, grisette ou lorette, Il se sent vivre, un charme impérieux l'arrête^.
D'autres termes appartiennent au jargon des journalistes : hiographier^, coupletier^, gendelettre^.
Vlan, pschutt et tschock sont des vocables « bien parisiens» :.
Il le faut, ma chère muse
Pour les mortels qu'on amuse,
Sois v'ian, sois pschutt et sois tschock^ !
Ils appartiennent, dit M. Fuchs, à l'idiome des «cocottes» et des « petits crevés» {op. cit., p. 474) ; Lorédan Larchey les ignore.
Le nom d^ Arthur, titre d'un roman mondain d'Eugène Sue, semble avoir été employé communément avec la valeur d^amant*^, enrichie de quelques nuances.
Seuls balle'', au sens de «figure», et voyou^ sont assez malsonnants pour que Banville refuse de les prendre à son compte : ils sont en italiques dans le texte.
MOTS ÉTRANGERS. — • Les mots étrangers sont fréquents chez Banville ; il se plaît à rimer lasting avec Drolling^, ou zingaro avec Figaro'^^. La grande majorité des mots sont anglais : brougham^^, coachman'^^, stick'^^,twine^^; visiblement l'anglais fait prime. Papel, comme la cigarette elle-même, est «romantique» plutôt qu'espagnol.