‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 79 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

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A ce mot-là, Prosper fit une cigarette. Car pareil au bon Roi, chiffonnant sa Fleurette, Il roulait un papel, dès qu'il ne trouvait rien A dire. Et dans le fait, c'est le suprême bien^.

Siirmé^, bibiaderi^ sont des mots à la mode, dont l'origine était vraisemblablement ignorée des élégants qui affectaient de les employer.

CONCLUSio?s. — Contentons-nous de citer ici quelques exemples de cette langue poétique comique.

Avec son torse fier, la Vénus Callipyge, Comme poème épique, est un rare ]>rodige'*.

Aussitôt parut, fier comme un toréador. Un suisse vcrl-lézard caparaçonné d'or^.

Ah ! dit Mauzin touché de pareilles vertus. Poète, pour calmer ces affreux hiatus

Dont eût rougi même un cipaye.

Et pour te voir tordu par ce rire usité Chez les hommes qu'afflige une gibbosité,

Dis, que veux-tu que je te paye® ?

Certaines drôleries ont perdu quelque peu de leur sel ; mais de pareils jeux exigent beaucoup de virtuosité et beaucoup de goût.

Procédés de style. — Les procédés de style peuvent aussi s'employer avec une valeur plaisante.

NOMS PROPRES EMPLOYÉS COMME xoMS coMMU.\s. — C'est Surtout dans une Ode funambulesque adressée à Alexandre Dumas, « compresse de la presse», que Banville s'est amusé à entasser des noms propres employés sans majuscules :

Un mirecourt

Fendit la foule

i-Icoute-moi, pacha de ces maquels sans nombre

Tu n'es qu'un pitre et qu'un bertlioud

Tu gâtes le papier de quatre lamarlines.

Comme un féi^al trop plein tu répands tes tartines

Sur Carpentras et Draguignan ^.

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