‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 80 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

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LE NOM. — Banville use abondamment des constructions nominales. II nous montre des cheveux de maïs^, un être d'antithèse^, une cousine au regard enragé qui est un démon de velours'^.

(Oscar est mis comme un notaire en deuil.) Et cependant toujours parmi l'or de son œil Brille une perle lacrymale*.

Il se plaint :

Et je verrais enl'in des chemises ailleurs Que parmi l'azur de mes rêves''.

NOMS COMPOSÉS. — Banville use de tous les types de noms composés.

Porte-brodequin^ évoque Ronsard ; homme-cygne'^ est germanique ; éléphant- H arel^ est construit tout autrement.

U archer SoleiP, le vieux titan Désir, tyran de l'univers^", font penser à Hugo.

PÉRIPHRASES. — Les périphrases, au contraire, sont classiques.

L'enfant sourit tout bas, baissa sur les étoiles De ses pudiques yeux l'ébène de leurs voiles^^.

Vous avez rafraîchi ma lèvre, Encor toute chaude de fièvre, Dans le doux vin pour qui Vorfèvre Poétise un cachot sculpté^'-.

Conclusion. — Lamartine a été sévère pour Banville ^^. Babou, dans sa lettre, s'est montré plus juste : « Il y a quantité de myopes, mon cher Banville, qui affirment que vous ravalez honteusement

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