‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 85 sur 324 · Id., p · texte numérisé non relu

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On trouve dans ces vers les termes les plus terre à terre, désignant les choses les moins poétiques : du coke^ un mouchoir à carreaux :

Vois le noir aspect de chaque fenêtre ; Les hommes prudents ont, depuis un mois, Sachant que l'hiver allait bientôt naître, Fait provision de coke et de bois^.

Ah ! qu'elle était jolie avec son air timide.

Disant : « J'ai le cœur gros !»

Pendant qu'elle passait sur sa paupière humide

Un mouchoir à carreaux".

11 emploie le verbe tambouriner :

Au dehors le vent et la grêle Tambourineront sur les toits.

Et, le long de la vitre frêle L'eau brisera ses filets froids^.

Même il ose appeler sa maîtresse blondinette^ mot que le Dictionnaire Général qualifie de « très familier ».

Il ne méprise pas le mot dialectal. Nous présentant la Normande, il écrit :

C'est auprès de Bayeux que je l'ai rencontrée Dans un chemin couvert bordé par les pommiers, Où, la blaude flottante et la jambe guêtrée. Le nez à l'air rougi, passaient deux gros fermiers''.

Enfin, il met à contribution tous les argots qu'il connaît ; l'argot des coulisses :

Oh ! laissez-moi chanter, Seigneur, laissez ma joie Déborder en torrents cascadeurs. O mon ode. Dis en vers féminins l'extase où je me noie, Et l'orgueil qui me fait plus fier qu'un voïvode''.

A Madame la Marquise de Z..., devenue comédienne, il écrit :

En vain vos ancêtres maussades Grognent au fond de leurs tombeaux, Vous les renvoyez aux croisades Pour venir avec les cabots®.

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