‹ Histoire de la langue française (volume 3)Chapitre 87 sur 324 · Id., Latone, p · texte numérisé non relu

Id., Latone, p

11. Id., p. 129. — Matois, ancien terme d'argot, a pu être emprunté à La Fontaine ou à Lesage.

Voici enfin des « optatifs» qui font honneur aux connaissances historiques de Glatigny :

Que puisse-t-il avoir les fièvres pour compagnes ; Puissent ses chiens crever enragés, les vautours Déplumer ses faucons à travers les campagnes^ !

— Ah ! mal advienne au chevalier timide Qui laisse ainsi la jeune fille au bois^ !

Ces deux derniers exemples sont appelés par le sujet, qui est d'époque. Les néologismes sont plus rares.

Sa voix avec effort entre ses lèvres gronde, Fétidenient mêlée à l'odeur de l'alcool ^.

Evite tout ce que l'on aime ; Fuis jusqu'à la fleur, reste seul, Et, dans ton navrement suprême.

Drape-toi comme en un linceul*.

Le cas de chaperonné est discutable :

le soleil

Luit dans le brouillard froid et gris ; les cheminées Se dressent sur les toits, noires, chaperonnées De tôle 5

Ce sens particulier ne se trouve nulle part. Mais chaperon peut être un terme technique ou une métaphore.

Mots étrangers. — Glatigny n'use guère de mots étrangers. Camellia, au moment où écrivait Glatigny, avait encore un parfum marqué d'exotisme (la fleur semble avoir été importée en France

vers 1829) :

O sœur du camellia,

Julia, Viens sourire à nos poèmes ^.

Quant à tam-tam, il est visiblement appelé par la rime :

Je me trouve à présent au carrefour d'Hercule, Placé comme Robert entre Alice et Bertram. Le Vice me dit : « Viens !» et la Vertu : « Recule !» Le machiniste est là, sombre, près du tam-tam'' !

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