Charl., Vie soc
2. M. Bastide a publié une lettre, écrite d ailleurs en anglais très correct, d'un certain Jean Abbadie, valet de différents grands seigneurs {Anglo-Fr. Entente, 57). On trouverait différents noms de valets dans les Calend. of State Papers. ^
3. « Oh I ce page ! Ce page est le plus joliment habillé. — Ce sont tous des Français. — Il y a un maudit imbécile d'Anglais parmi eux, vous pouvez le reconnaître par sa tenue » (Ether., Man of mode, III, 3; 311).
4. w Monsieur, vous devez être le Maître de Hotet renommé. — Mater de Otell ! Je n'ai pas Thonneur de connaître quelqu'un de ce nom... — J'ai été élevé à l'étranger et je croyais que toutes les Personnes de Qualité parlaient français )> (Mrs Behn, II, 21 4 ; City Heiress),
5. Cibber, Love makes a man, I, 1 ; Br. Dr., 111, 225. Je cite en anglais pour permettre à mon lecteur d'observer à la fois les mots français employés, et la déformation des mots anglais par Taccent français. Cette prononciation est devenue peu à peu typique. Cf. « Sire, hère be de trompeté, de hauteboy, de musique, de maître danser, dat deseer to know if y ou sal be please to ave de masque begin » (//>., 235).
et en jouant leur personnage que les Petros assurent leurs entrées dans les maisons dont la jalousie du maître les écarte K Les galants qui n'avaient pas besoin de ces subterfuges pour être reçus dans des maisons aristocratiques se plaisaient néanmoins à perdre leur caractère anglais. Lorsqu'ils arrivaient jusqu'au point d'être pris pour des Français, c'était pour eux une joie suprême. Quelle belle récompense pour un homme à la mode quand il s'entendait dire : « Dorimant... sans mentir, je n'ai jamais rencontré personne de ma connaissance qui garde tant de Paris que toi. C'est le même air que tu avais quand le marquis se trompant, te cria aux Tuileries : Hé, Chevalier ! puis s'excusa ensuite-. »
Pour se donner ainsi « le bel air » de la Cour de France, et jouer le rôle de Monsieur de Paris, il est évident qu'il fallait savoir, ou paraître savoir le français. Qu'était-ce qu'un homme incapable de chanter un couplet français, ou de mettre un mot de bon français dans sa conversation^?
Les femmes en vue, la Stewart, la Price avaient appris le français, elles le savaient même fort bien, surtout la première ^. Ce fut un mot d'ordre général parmi les personnes de leur sexe : le français d'abord. Il était la base de toute éducation, puisque c'était la seule langue propre à une conversation polie, et qui convînt à des personnes de haute distinction"'. Pouvaitil y avoir en effet un entretien bien apprêté, comme dit un personnage de Shadvs^ell, sans du français pour Tentrelarder^ ? Au besoin, on se faisait seriner le matin par une femme de chambre
1. m Monsieur eder de Qiiarl or de Tcrse, dey be both French and Italian : den for your Parades, Degagemcnls, your Advancements, your Kloynements and Retiermcnts, dey be de samc. — Cart and Horse, what new-found inventions and words bave we hère?... — Alons Monsieur, meltez-vous en Guard ! take de Flurctte... — Attende, attende une peu » (Mrs Behn, II, 278 -9; Feign'd Curt.). — « Il faut apprendre le français, conseille W. Hope (auteur d'ouvrages sur rescrime), car actuellement la plus grande partie des termes d'art, dont on fait usage en escrime, sont tirés de la langue française. »> (A New Method of Fencing^ 48; dans Charl., Vie «oc, 154).
3. « Dorimant, without lying, I bave not met with any of my acquaintance who retain so mucb of Paris as tbou dost — the \ery air tbou badst when the marquis roistook tbee i' tb' Tuileries, and cried Hé! Chevalier .' and tben begged tby pardon » (Etber., Manofmode, III, 2; 295).
3. Wycberley, Le Gentleman maître de darue, a. I, se. 1. Voir dans Gbarl., Vie «oc, 67 et sv., une jolie analyse des scènes de Wycberley, dont M. de Paris fait les frais.
4. « Elle avait de la grâce, dansait bien, dit Hamilton, parlait le français mieux que sa langue naturelle » {Gram.j 95). Melle d'Hamiiton dit À la Price : « N'allez pas ôter le marquis de Brisacier à cette pauvre Blague, comme vous avez fait Dongan. Je sais bien qu'il ne tient qu'à vous. Vous avez de l'esprit: vous parlez français; cl pour peu qu'il vous eût entretenue, l'autre n'aurait que faire d'y prétendre. » (Id., ib.. 111).