‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 124 sur 352 · Cf. Bastide, o. c · texte numérisé non relu

Cf. Bastide, o. c

i, « Il n'y a pas d'homme en France (autant dire d'homme qui respire, car ne pas vivre là-bas, c'est ne pas respirer) qui porte une épée plus jolie que la mienne, elle m'a coûté quinze louis d'or à Paris ». (Gibber, Love makes a man, 1, 1 ; Br. Dr., III, 226). Cf. « Le pommeau est du travail français authentique et doré par le meilleur ouvrier de France. Cette épée et ce chapeau m'ont été envoyés de France... « (Ëthcr., Shewould..,, III, 3; 176).

5. « Pour ce qui est des habits, dit Chamberlain, la mode de France y regnoit par tout CCS années passées... Depuis nostre dernière rupture avec la France, les Anglois, je ne parle point des femmes, ont quitté la mode de ce pays-là, et ont pris une façon de s'habiller grave, approchant de celle des peuples orientaux » [VE^t. prés.^ I, 68-69).

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Toutefois, on peut parfaitement ignorer la langue de son parfumeur, et même à la rigueur, de sa couturière. Il est un peu plus nécessaire de pouvoir s entendre avec la maison dont on s'entoure. Or, vers 1 660, le « genre » était de faire venir son personnel de France. La famille royale en usait ainsi. Pour ne citer qu'un fait la comtesse de Berkshire adressait au roi, pour qu'il l'admît au nombre des dames chargées d'habiller la reine, Mrs Dorothy Tyndale et elle donnait pour raison que cette dame « était restée douze ans en France et parlait français admirablement * ».

A en croire les satires, toute maison qui se respectait aurait ainsi mandé son monde du pays des belles manières. Cette importation de maîtres à danser, valets de chambre, cxiisiniers, n'a sans doute jamais eu l'ampleur qu'on lui attribue. Tout de même, il faut que la manie du valet français ait été assez générale, pour que les railleries à ce sujet aient eu du sel 2, et elles abondent. Une dame remarque dans un groupe un homme à l'air gauche : les Français seuls ont bonne mine ^. Voici un grand dadais, qui ne comprend pas ce qu'on lui veut en l'appelant maître d'hôtel ^. Il y a là de quoi déshonorer une noble maison. Chez ceux qui savent leur monde, les laquais, au moins les principaux d'entre eux, sont Français et baragouinent l'anglais. Clodio, qui chante en français des couplets d'amour a, comme il le doit, un valet de France, qui parle l'anglais avec un accent et un vocabulaire également exotiques : " Sire^ me come to provide de pulville and de essence for his peruque^ dat he may approche to your vorshipe tvid de révérence, and de belle air.,, He vas enrage, and did break his bottel d'orangerie, because it vas not de same dat is prépare for Monseigneur le Dauphin ^. » Les maîtres d'armes français, comme les maîtres de danse, avaient la faveur générale. C'est en prenant leur costume

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