Stengel, n» U4. Cf., 52, note
7. Stengel, n* 16i. Cependant l'édition de VInstitutio de De Fenne publiée en 1630 ne fait jws mention de la mort de l'auteur.
Histoire de la Langue française. V. 16
fortifie singulièrement les constatations de détail qu'on peut faire : « Il y a en Hollande, dit-il, douze Ecoles de François pour une de Latin. Depuis la guerre d'Allemagne T Angleterre, la Hollande etc. envoient la Jeunesse à Bruxelles pour y apprendre le François et les manières françoises '. »
Ainsi, à la fin du siècle, les diverses causes que nous voyons agir ailleurs avaient fortifié aux Pays-Bas la situation du français, compromise par la politique. Quoiqu'il faille faire une différence entre la Hollande proprement dite et les provinces du Nord ^, on peut dire que les gens cultivés qui n'avaient ni les moyens ni l'âge d'apprendre le français voulaient du moins le lire. « La langue françoise est si connue en ce pays, dit Bayle, que les livres françois y ont plus de débit que tous les autres ; il n'y a guère de gens de lettres qui n'entendent point le françois, quoiqu'ils ne le sachent pas parler-^. »
1. Cité par Gaichiés, M&x. sur le Ministère de la Chaire et Disc, acad., 235, noie b).
2. Nonv. Lett.y II, 215 : « On ne me conseille pas d'y aller [à Franeker, en Frise, où on avait offert à Bayle une place de professeur d'Université], parce que... personne
n'y parle françois... « (Voir Serrurier, o. c, 46).
3. Bayle à son fr. cadet, Rotterdam, 17 avr. 1684, Nouv. Lell.y II, 239. Cf. Serrurier, o. c, 42.