‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 204 sur 352 · RÉSULTATS. LKS LIVKKS HOLLANDAIS ET LE FRANÇAIS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS. LKS LIVKKS HOLLANDAIS ET LE FRANÇAIS

leurs français, comme ce Moynet dont nous avons parlé ^, qui enseignait notre langue, mais plusieurs chefs de la maison avaient complété leur apprentissage à Paris, ainsi en 1638 Jean, petit-neveu de Bonaventure, en 1643, Daniel, Taîné des fils de Bonaventure et de Sarah Van Ceulen, qui y fit un séjour de trois ans. Jean, fils d'Abraham, était également resté à Paris fort longtemps 2. Leurs livres, qui se recommandaient déjà par leur correction et leur élégance, avaient en outre un grand avantage. Diverses améliorations typographiques, dont j'ai donné ailleurs l'indication, les rendaient plus clairs et plus lisibles. Aussi les imprimeurs ont-ils tiré de beaux bénéfices de leur hardie activité. Mais il n'est pas douteux non plus que notre orthographe, et par suite, notre langue, leur doivent beaucoup. Ils lui ont donné de la clarté extérieure, à un moment où les Français, qui travaillaient tant à lui assurer de la netteté dans son lexique et sa syntaxe, aveuglés par la tradition et l'autorité, se refusaient à perfectionner la forme matérielle, poussant la timidité jusqu'à hésiter à faire des distinctions telles que celles de i eij\ de u et v, demandées depuis plus de cent ans ^,

acheté le matériel d'Erpenius (1625). En 1641, ils donnent le Cidj puis un Régnier en 1642, en 1618 un Commines, avec une préface où ils annoncent leur projet de publier les chefs-d'œuvre de la littérature française. En 1652, Jean et Daniel Elzevier prennent la maison de Leydc ; Daniel quitte en 1655. Jean meurt en 1661, sa succession est reprise par sa veuve, puis par son fils, Abraham, sous lequel la maison périclite. En 1710, un Allemand signale cette déchéance: le patron, ignorant, néglige rimprimerie, les ouvriers font des fautes innombrables, il n'y a plus qu'une presse qui travaille. La maison disparaît en 1713 (Willems, o. c, XLIII-XLV).

La maison de La Haye fut fondée par Louis, fils de Louis, en 1590. Installée dans une des salles du palais des États-Généraux (cf. la galerie du Palais-Royal à Paris), elle fut florissante jusqu'en 1636, date à partir de laquelle elle devint simple succursale de la maison de Leyde (/b., LIX).

En 163R, un autre Elzevier avait fondé une maison à Amsterdam. Elle fut achetée par Daniel Elzevier en 1655 ; celui-ci la développa beaucoup, jusqu'en 1680 : la maison imprima une quantité d'ouvrages, estimés comme ceux de Leyde (//)., LXI).

A Utrecht, deux El/-évicr furent libraires, miis ilsnont rien imprimé (//)., LXVI).

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