‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 219 sur 352 · Gebauer, o. c, 73; cf. Grûcker, o. c, I, 12 et n · texte numérisé non relu

Gebauer, o. c, 73; cf. Grûcker, o. c, I, 12 et n

2. Un Français, Salomon de Caux fut, en qualité d'ingénieur et d'architecte, chargé de présider aux embellissements de Heidelberg, entre 1614 et 1620 (Gebauer, o. c, 223).

3. Gebauer, 0. c, 211 et n. 19 a. Frédéric Henri ne devait pas régner, mais plusieurs de ses frères et sœurs, devinrent tout Français : Edouard et Louise HoUandine. Celle-ci obtint en France, Tabbaye de Maubuisson. Son fils Edouard, épousa la princesse de Gonzague. Une des filles nées de ce mariage devint princesse de Condé. L'état d'esprit était le môme dans la branche cadette, car à la même époque, le petit prince, Philippe Guillaume (né en 161 5), qui devait plus tard devenir Électeur, apprenait, d'après les Instructions établies pour son éducation, à parler, à écrire et à lire l'espagnol, le français et l'italien (Gebauer, o. c, 210).

En 1631, la bibliothèque du prince Jean-Louis contenait, dit-on, les Œuvres mathé matiques de Stévin, ]c Cabinet de la route mari/iesgac, un Livre de pourtraiclures. Le Secrétaire français^ un Testament français^ Les Œuvres de Balzac et la Grammatica, gallica de De Serres (Id., ib., 217, n. 16).

4. II y a à la Bibliothèque de la Société de l'Histoire du Protestantisme, un livre adressé par ce Fr. Lambert d'Avignon à Charles-Quint : Somme Chrestienne a tresvictorieux Empereur CharleSj de ce nom le Cinquiesme^ Composée par Fr. Lamb. Davignon. A Marburg, 1529.

d'Avignon * qui fut son premier maître de français, avant de devenir prédicateur à sa cour 2.

Depuis cette époque, la Cour de Hesse-Cassel resta en rapports politiques étroits avec la France. En 1602, le landgrave Maurice entreprit un voyage incognito en France, qui ne ressemblait point à une partie de plaisir, mais plutôt à un voyage d'études et à une démarche politique. L'entente qu'il conclut avec Henri IV Tamena à échanger avec lui une correspondance qui ne prit fin qu'à la mort du roi. Cette correspondance est en français ^, Maurice se piquait d'être écrivain en notre langue. Il avait rédigé un Commentaire du premier livre de Moïse^ en latin et en français, et des pièces de théâtre, malheureusement perdues *. De bonne heure, ses enfants furent mis par lui à Tétude du français. Sa fille ainée Elisabeth, à sept ans, lui adressait de petites lettres en celte langue ••; son fils cadet Hermann, qu'il avait entouré d'une domesticité française, la parlait à six ans. Sa fille Agnès, dès son plus jeune âge, eut une institutrice française ^.

Plus tard, au moment de la guerre de Trente ans, sa femme n'hésita pas à faire faire à ses deux jeunes fils Christian et Ernest le voyage de France, bien qu'ils dussent, pour y arriver, traverser d'abord la Hollande et l'Angleterre. A Paris, ils firent la connaissance de Grotius, du duc de laTremouille et de la belle duchesse de Rohan, que Ton voulait faire épouser à Bernard de Weimar, chef des protestants allemands. Ils passèrent par Charenton pour se rendre à Bourges, où ils étudièrent entre 1635 et 1637, après s'être inscrits dans V Album academicum.

1. Jean Garnicra écrit une Brieueel claire confession de U foy chreslienne^ in-18, 1553, sans lieu, qui est à la Bibl. de la Soc. de THist. du Prot. Son Insiilulio gàlUcëe linguae est de 1558 (v. Stengel, o. c, n* 18). Elle est adressée: D. Ludovico et D. Philippogermanisfratribus, Lanldgraviis Hœssiœ, Comitibus in Catzenelnboguen, Diets, Ziegenhain et Nidda, dominis suis clemenlissimis, et datée de Marbourg, Calendes d'Août. Dans TJ^pl^re, l'auteur dit aux jeunes princes que Guillaume, leur atué, s'est instruit dans les langues, et qu'il faut qu'ils donnent l'exemple au plus jeune, le Prince Georges. Suivant Stengel, ce Garnier aurait été professeur de français à rUnivereité de Marbourg, dès 1555 {voir Deutsche LU. Zlg^ 19 mars 1904, p. 671).

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