‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 246 sur 352 · VAUm · texte numérisé non relu

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5. Leur mère était une Brunswick Lunebourg. Voir Id., ib.^ 75. C'est à la cour de Wurtemberg que se trouvait Louis du May, dont j'ai signalé le livre. Chappuseau dit que c'est « vn des grans ornemensde cette Illustre Maison » (//>., 52).

7. //>., 90. Les princesses étaient filles de Georges Frédénc« 1575>1638.

LE FRANÇAIS ET LES COURS d' ALLEMAGNE 313

Bernard, duc de Saxe léna, de la branche Weimar Eisenach Gotha ^, était allé en France, où il « parut avec grand éclat ». Il avait épousé à Paris, Marie, fille du duc de la Tremoille, prince de Tarente, et de Marie de la Tour d'Auvergne, née princesse de Bouillon et de Sedan. Le secrétaire de la duchesse était Français, le maître d'hôtel du duc aussi 2. L'amour du prince pour la France et les Français était si grand qu'il avait frappé Charles Patin, d'ordinaire peu enclin k parler de ces choses. Le prince, dit-il, « parle aussi poliment que le beau monde de Paris et de la Cour » ...C'est apparemment la Duchesse « qui entretient cette inclination », ajoute-t-il naïvement ^, En 1711, le duc régnant fera l'admiration de Roux ^

Autres pays, autres mœurs. — Dans l'électorat de Saxe au contraire, quoique l'imitation de la France fût générale, Chappuzeau rencontra un prince incapable de s'entretenir avec lui, Jean Georges II, et ils conversèrent par l'intermédiaire du duc de Kannes (2 juin 1669). En revanche, le premier ministre d'Etat du Conseil privé, le baron Henri de Friese, savait parfaitement le français et l'italien ^.

En Saxe-Gotha, le duc Ernest (1601-1675) ignorait aussi notre langue, et ce fut son conseiller privé Ludolfe qui servit d'interprète dans l'audience accordée à Chappuzeau ^, Toutefois son fils Frédéric {né le 16 juil. 1646), avait été envoyé à l'étranger, il avait vu les Pays-Bas, l'Italie et la France, « d'où il avait rapporté de très belles <;onnaissances. » Peut-être le français en faisait-il partie ''.

Autour du vieux Christian (troisième fils de l'Électeur Jean Georges P*"), qui fut duc de Saxe Mersebourg, il y avait des Français, en particulier un gentilhomme doué « de très bonnes qualitez »,

1. Chappuzeau l'appelle duc de Saxe, Cleues, Juliers et Berg, de la branche Weimar-Iena.

2. Le preniiers'appelaitGauvin, le second Chariart. Relat. hist.^ Lyon, 1674, in 12«, p. 198.

3. Chapp., UAlem., 276-278. Phil. Naudé avait été page à la cour d'Eisenach (Dom Oalmet, Bib. lorr., 685). Chappuzeau trouva aussi à Altenbourg, le 21 mai 1669, un M. de la Brouê « ancien seruiteur de la maison » [de Saxe- Weimar] ; qui était « François de Nation •> et avait beaucoup d'esprit [UAlem., 296).

i. n Ne trouvons-nous pas dans la Serenissime maison d'Eisenach un Prince qui ne dément en aucune manière les vertus de ses Ancêtres et qui parle la Langue Françoise si poliment qu'il feroit confusion à beaucoup de François ? » (Fr. Roux, Xov, Lum. Ling. GalL, 1711, Disc, fr., 27).

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