‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 245 sur 352 · Id., ib · texte numérisé non relu

Id., ib

6. De leur union devait natlre : 1*> Marie, qui épousa le prince de Salm; 2° Anne, qui épousa le prince de Condé cl 3» Bénédicte Henriette Philippe, mariée au duc de Hanovre, qui revint mourir en France.

trompé si nous avons quelque auteur en France, qui ne fût bien aise d'être pris pour un AUeman, pourvu qu'on le prît pour M. Fabrice K » Ailleurs, il dira avec plus de recherche encore, qu'il ne joint pas ses lettres à celles ,de la Princesse auprès de laquelle il vit, parce que sa patrie lui est assez chère, pour ne pas vouloir qu'on lui «< reproche que Cassel est plus François que Loudun 2. »

Et les choses durèrent ainsi, même quand la politique eut amené la guerre entre les deux États. Il fallut les épouvantables ravages de l'armée française pour briser des relations séculaires, et porter partout la haine de notre nom.

Impressions d'un voyageur. — Rien ne jette plus de lumière sur la situation acquise autour de 1670 dans les cours d'Allemagne par notre langue, que les descriptions de Chappuzeau, qui a parcouru le pays, et a pris partout des notes exactes.

En Hesse-Cassel, il fut reçu par l'Électrice. Il admira la facilité avec laquelle elle s'exprimait en français, « sur quelque matière qu'elle se veuille jeter ^, »

A Stuttgart, il trouva Sophie Louise, l'aînée des filles d'Eberhard III, duc de Wurtemberg (branche de Stuttgart), qui parlait françois « en perfection ^ » 11 fut reçu aussi à Neustadt, par le duc Frédéric (1615-1682), de la branche cadette, dite de Neustadt, et fut émerveillé de l'éducation que le prince faisait donner à ses fils, lesquels savaient le français w comme s'ils auoient esté êleuez en France ^. »

Le prince de Bade, Ferdinand Maximilien de Baden-Baden, avait épousé Louise de Savoie, dont la mère était une Bourbon. Leur fils, Louis Guillaume, était né à Paris en 1655, et avait eu Louis XIV pour parrain. Une portion de son enfance s'était passée en France *>.

Dans l'autre duché, chez le prince Frédéric II de Bade-Dourlach, Chappuzeau eut surtout plaisir à s'entretenir avec les tantes du prince, Anne et Elisabeth, qui étaient très savantes et « parlaient François comme on parle au Louvre ^ ».

1. Chevr., Œuvr. mél., 32, Lett. du 14 oct. 1658. 3. Id., //)., p. 88. Lett. de Cassel, 3 avril 1664.

3. L'Alem.y 210. Il s'agit probablement d'Hedwige Sophie de Brandebourg, femme de Guillaume VI, qui mourut en 1683. Guillaume VI était mort en 1663, et son fils ne se maria qu'en 1673.

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