BnlL Soc. d'Hitl, Prot. fr
trouvent pas dans les dictionnaires vulgaires, mais il est probable qu'il a enseigné aussi au collège, caria dédicace s'adresse, en même temps qu'à la duchesse, au recteur Jean Hûbner ^
Des Universités sont à joindre à ces Gymnases, celles de Halle, de Marbourg, de léna, de Leipzig, de Francfort sur TOder. J'ai déjà parlé de la première. A léna, en 1669, Chappuzeau trouva un professeur d'italien et de français, un Romain, nommé Gaffa « vn des plus, habiles de cette Profession 2. ,> Bientôt Francke y établit l'enseignement du français, qui demeura facultatif, il est vrai, mais l'organisation du cours était si ingénieuse que longtemps après on la donnait comme modèle ^. G'est là qu'un réfugié, Fr. Roux, professera bientôt en qualité de lecteur public ^.
A Leipzig, il y eut aussi des cours de français, car Reyus se donne en tête de sa Vera grammaticœ gallicœ idêa le titre de In celeberrima Lipsiensi Universitate linguœ gallicae Informator ^.
A Marbourg, en mars 1686, il y a un professeur de français et de géographie, qui s'appelle Jacques de Maliverné de la Moche. Sa nomination comme professeur ordinaire est du 20 septembre de la même année. Il ne savait pas l'allemand et faisait son cours de géographie en français. Le D*" Brand voulant s'y opposer, TElecteur écrivit à l'Université et défendit expressément à Brand d'empêcher de Maliverné de faire son cours en français, disant qu'au contraire il l'y fallait encourager *». Ge maître étant mort en 1688, Jean Pierre Lambert, S*" Danty, originaire d'Annonay, lui succéda '.