‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 251 sur 352 · Voir Stengel, o. c, n · texte numérisé non relu

Voir Stengel, o. c, n

6. D' E. Wintzer, Denis Papin's Erlebnisse in Marburg, 1688-169». Marburg^ 1898, 8% 4-5.

7. Voir*/)., 2i. Depuis rétablissement d'une colonie à Marbourg, février 1687, d'Ogny y était maître de langue française.

Le pasteur de TEglise française exerçait aussi les fonctions de maître de français ^

Au reste, il importe peu d'allonger cette liste de quelques unités. C'est quelque chose sans doute que le français se soit fait de temps en temps admettre dans le programme officiel d'une école publique, mais s'il n'y a pas pénétré plus souvent, on n'en doit pas conclure à l'indifférence de la clientèle. Les traditions pédagogiques étaient puissantes, et c'est merveille déjà qu'elles aient cédé çà et là. Il faut que la poussée de Topinion ait été bien forte.

Nous en avons d'autres preuves. A Giessen, ce n'était plus un professeur, mais plusieurs, qui tenaient école. Pendant un moment, ils furent contraints à « s'arracher le pain de la bouche », et il y eut des querelles; mais le nombre de leurs étudiants augmenta rapidement, et ils vécurent ^. En 1706, lorsqu'il fut question de nommer Ferrari, professeur de français, en raison de la valeur de sa méthode, deux des votants firent une observation qui a pour nous un haut intérêt, c'est qu'il n'y avait presque point d'étudiant à l'Université qui ne voulût étudier notre langue 3.

Autres cours et écoles. Les manuels. — Il serait très intéressant de pouvoir ajouter à ce tableau ce qui lui manque pour qu'il puisse donner une idée de ce qu'était en Allemagne l'enseignement du français vers 1680 et de ce qu'il devint dans les dernières années du siècle. Mais des éléments essentiels font défaut pour cela. Comment dénombrer les <( Académies », les écoles et les cours privés ^*? Le Refuge, je le montrerai, a moins fourni qu'on ne l'a cru de professeurs de langue, mais combien pourtant parmi les réfugiés ont pu et dû être des maîtres occasionnels, des répétiteurs, des précepteurs

1. C*est pourquoi rUniversité avait un certain ii\térél dans la nomination du pasleur français, et elle Tavait fait valoir à maintes reprises. Caries étudiants, en fréquentant la « Kugelkirche » avaient Toccasion de se perfectionner un peu plus dans rétude du français (60).

3. En 1665, Jean Dortho et Désiré le Roy se plaignaient que Charles d^Arly les empêchât de gagner leur vie, et ils alléguaient le nombre restreint des étudiants. Mais eu 16681e prince intervint et donnant pour raison que les étudiants devaient pouvoir choisir, il maintint le régime de la libre concurrence (Voir Behren8,aW. c, 178-179).

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