‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 255 sur 352 · Von der Nachahmnng^ dans Grucker, o. c · texte numérisé non relu

Von der Nachahmnng^ dans Grucker, o. c

14. Teutsche^ wehrt euch, dans Gillot, Le régne de LouU XIV ^ et Vop.pul. en AlL^ 248, n. 2.

Histoire de U Langue française. V. 21

familière dSs les Cours, et les plus grands Princes mêmes la reçoivent dans leurs conversations, la font entrer dans leurs cabinets et souvent dans les affaires les plus importantes ^ »

Toutefois la cour de Vienne résista longtemps ; la tradition italienne, comme à Munich, y était très forte *. Limneus devance les événements, quand il nous dit qu'on parle français à la cour de l'Empereur en 1655'"*. L'Empereur, qui en 1658 devait succéder à Ferdinand III, ne savait lui-même encore qu'im peu d'espagnol * . Ses successeurs eurent peine à s'y mettre. Cinquante ans plus tard J.-B. Rousseau écrit à M. du Lignon (24 juillet 1745) : L'empereur d'aujourd'hui entend fort bien le français ; toutefois il ajoute : la langue Italienne lui est plus familière ^. N'empêche qu'au dire du même témoin, tout le monde à Vienne parlait notre idiome en même temps que l'italien.

1. Le secret d'apprendre la Langue Françoise, préf., a7 et siiiv.

2. Dans les relations de Ch. Patin, on voit tout Tascendant que l'Italie exerce encore & Vienne et à Munich. On joue des pièc<^ ou italiennes ou faites sur des ar^ments italiens (86).

3. Gallicœ linguae, non solum in Gallia, sed et extra eamdem ma^nus est usus ; ut in aulis, Régis Angliœ. . . nec non aliquot Germaniae Prîncipum, imo etiam ipsius Imperatoris (Johannis Limnaei, NolUiaBegni Franciœ, Argentorati, 1655, 2 vol. 4*, I, 33).

4. Voir Emeric Bigot, Let. à BouUland, Francf., 24 mars 1658 : « il (l'Empereur) ne parle pas françois ; il sçait l'espagnol et ne le parle pas. M. de Mazeroles, gen> tilhomme envoie ici par M' le Prince, luy aparlé en espagnol, et il lui fist response en latin. » (Ann. Bull., S. H. F., 1886, 240).

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