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K. Voir Lett. des 4 avr. 1660, 27 avr. 1664, 24 sept. 1667, 24 août 1677. Cf. Chappuleau, VAUm., 373.
5. Voir Leit,, 36 sept. 1660. Nf»* de Terkon fui dame dlionneur de Lôseloite (Le«., 1- déc. 1661 ; 20 avr. 1662).
mettre à ses enfants. Sophie-Charlotte, qui devait être reine de Prusse, reçut toute jeune la culture française *. Georges, le futur roi d'Angleterre, avait été envoyé tout jeune en France 2. Lorsqu'il se sépara de sa femme, la fille 4*Eléonored'01breuse, il confia les deux enfants qu'il en avait eus à une Française, M*"^ de Sacetot,. qui éleva Georges II d'Angleterre et sa sœur, la célèbre Sophie- Dorothée, laquelle l'emmena à Berlin lors de son mariage avec Frédéric-Guillaume 5.
Quant à Jean-Frédéric, duc de Brunswick, de Hanovre et de- Lunebourg, il avait épousé Bénédite Philippe, fille d'Edouard, comte palatin, et d'Anne de Gonzague, duchesse de Nevers, qu'il reçut à Hanovre le 29 décembre 1668. L'influence sur lui fut telle qu'il se fit catholique. Après sa mort sa femme se réfugia en France, avec ses filles, et mourut à Asnières en 1730. 11 avait comme grand écuyer M. de Longueïl ; Chevreau fut son Gentilhomme de la Chambre, Oton Groteson conseiller privé. Celui-ci « s'énonçoit en François comme en Allemand auec vne facilité et vne éloquence merueilleuses . »- Quand il mourut, 27-28 janvier 1680, voici en quels termes le Mercure Galant l'annonça à ses lecteurs : « 11 a toujours entretenu une Troupe de Comédiens François avec M' le Duc de Zell, son aine... Sa Cour estoit aussi modérée que grande, civile, et magnifique. Il y a voit étably toutes les manières Françoises qu'on suivoit en tout, jusque dans les Familles mesme de la Ville. Il avoit dans sa Cour et dans ses Troupes beaucoup d'Officiers François, et leur faisoit garder, ainsi qu'aux Soldats, les règles de France... Il jetta les yeux sur M' Podvvits, Maréchal du Camp en France, trèshabile en son Mestier, et un parfaitement honneste Homme, pour le faire Lieutenant Général de ses Troupes, et l'envoya demander au Roy... Il entretenoit... splendidement un Vicaire Apostolique qui estoit Evesque, avec quinze ou vingt Capucins qui préchoient alternativement en François, Italien et Allemand dans son Eglise^ à cause de ces trois Nations dont sa Cour estoit composée... Il laisse trois Filles... Elles sont toutes trois fort belles et... parlent
1. En 1673, on voit sa mère chercher une institutrice pour elle, et elle la veut françaisCf « à cause de la langue qui est si forte (sic) à la mode >» (Lett.^ 9 mars 1673). Quelques années après, en 1677, inquiète de ne pouvoir placer auprès de Sophie Charlotte la nièce de M. de Lamotte, sur qui elle avait eu des projets, la princesse ne sait « où luy trouver une fille qui parle françois pour la maintenir en cet humeur et poui^ luy aprandre cette langue » (Leti., 25 févr. 1677). C'est visiblement une de ses préoccupations maternelles.
3. On dit que lorsqu'en 1690, il partit pour combattre en Brabant, dans sa suite», composée de 77 personnes et de 15 valets, beaucoup étaient français.
S. Erman, o. c, VIII, 11-11.