Depping, ari. c
2. SotUia Regni Francise^ Arjçenlorali, 1655. iii-i", t. I, 34. Ce texte dut être un ^es lieux communs qu'on se transmettait, car, chose amusante, je l'ai trouvé transcrit -k la main sur le feuillet de garde d'une grammaire française de Janssaeus, dont Texemplaire est conservé à Hambourg, et que j'ai citée plus haut. Le possesseur un Pomé> ■ranicn, nommé Passe, y a transcrit en outre un passage de Iluber : « Id jam Galli rmagnt» successu agunt, ut suam linguam loco Romanœ universalem dominantemque an Europa faciant, quod utinam aliquando majoris et dominationis successus omen 4nitiumque fuisse non videatur... »
3. Schulz(Otto). Die Sprachgesellschaften des siebzehnlenJahrhanderts. Vorlcsung ^m StiftungsfcsL der Berlinischen Gesellschaft fur deutschc Sprache. Berlin, 1824, in-B".
A. Je garde le nom qu'on lui donnait autrefois en France. Voir Moréri.
suite d'un entretien sur les avantages de la langue allemande qui la distinguent parmi toutes autres, et lutilité des Académies étrangères^ on décida de faire une réunion permanente, qui se proposerait comme but essentiel la culture de Tallemand, sa conservation et son perfectionnement. A cette société, qui s'appelait aussi TOrdre du Palmier, et qui avait choisi cet arbre pour emblème en raison de sa particulière fécondité, Louis donna pour résidence son propre château de Wilhelmsbui^, qu'il avait bâti au retour de son voyage, et d'où il avait daté tant de lettres en français K
L'idée de la création de l'Académie était venue d'Italie, on y conserva même l'étiquette en usage dans la Péninsule 2.
Comme à la Crusca, comme plus tard à l'Académie française, on devait s'y occuper de fixer les lois de la langue allemande, d'en régler l'orthographe, la grammaire, la métrique. L'effort des membres devait aussi contribuer à défendre l'idiome indigène des infiltrations et des invasions étrangères ^. Ils étaient invités à considérer comme leur devoir principal de « respecter dans son intégrité et son véritable esprit leur noble langue maternelle, de la pratiquer dans leurs discours et leurs écrits avec toute la clarté et l'élégance désirables, sans rapiéçages étrangers » (fremde Flickwôrter *).
On s'est moqué de la stérilité de cette!Société qui promettait tant de fruits, sous prétexte que plusieurs fois, paraît-il, les nouveaux chevaliers s'écartèrent de leur devoir, et qu'on fut obligé de rappeler à la règle qu'ils avaient acceptée certains membres obstinés h employer dans leur conversation ou leur correspondance, la langue française ^. Mais notre Académie eut longtemps aussi ses transfuges, qui servaient dans le camp latin, ou passaient de temps à autre sous la bannière italienne. Autre chose était après tout de se faire une culture moderne en apprenant les langues étrangères, d'aimer même cette culture et ces langues, et autre chose de les mêler à sa
1. Chaque membre adoptail un surnom et une devise. Le prince eul celui de nour ricier, et pour emblème un pain de fromenl (ein Waizenbrod), avec la devise : Rien de meilleur.