Lett, Mém: et Xéq., Londres, 17i3; VIII, 91,98-Mj
Les autres pièces en latin sont innombrables : Tacte des ambas> sadeurs d'Angleterre, médiateurs, portant que les qualités prises ou omises par les parties ne pourront leur préjudicier (Nimègue, 4 février 1677, Aff. Étr., Holl., Corr, poL, 102, f« 30, copie) ; les règlements des mêmes médiateurs (2 juillet 1677) par lesquels ils espèrent... maintenir Tintelligence si nécessaire entre tous les Ambassadeurs (d'Estr. , Let, Mem. et Neg. , IX, H ) ^ Le 2 avril 1 677, les ambassadeurs de France sont priés de prendre communication d'un écrit latin remis par les ambassadeurs de l'Empereur (Id., îA., VI II, 228). Le 11 juin, ils informent que dans le pouvoir du Nonce, ils sont qualifiés de « praestantibus viris », en français « honorables hommes ». L'écrit est donc en latin (Id., /A., 355). Les Etats généraux de Hollande, eux aussi, communiquent en latin ' et reçoivent dans la même langue des déclarations impériales (10 juin 1678).
D'autres documents du reste sont en autres langues 3, ainsi en italien ou en espagnol ^.
Donc, quand les Mémoires de Nimègue disent qu'il ne parut presque que des écritures françaises, il faut bien prendre garde. S'il s'agit des brochures et pamphlets publiés, par lesquels on faisait appel à l'opinion, oui, ces documents-là sont en français le plus souvent ; j'ai montré plus haut pourquoi. S'il s'agit au contraire de pièces officielles produites au cours des négociations, il ne faut pas prendre à la lettre le témoignage, et des réserves slmposent. Le Dran lui-même s'est laissé influencer quand il dit dans son Cérémonial de Nimègue^ en 1722 : « Le françois estoit la langue commune du congres. Les impériaux produisirent cependant
1. Le Mémoire adressé par l'évoque de Strasbourg est en latin, avec beaucoup de fautes contre la pureté de la Langue Latine, mais les ambassadeurs français « ne jugent i>a8 â propos de le corriger » (o. c, IX, 151).
2. Les plénipotentiaires français à Nimègue à Colbert, 30 avril 1677 : c Les ambassadeurs de Suéde nous ont donné copie d'un projet de traitté de commerce en latin qui leur a aussy esté remis entre les mains par Mrs les médiateurs de la part des Ëstats généraux, mais nous n'avons pas jugé à propos de vous l'envoyer »> (AIT. Étr., HoU., Corr. poL, 102, f"» 271).
3. Le 27 juillet 1678, ils publient une réponse en français et en flamand (HUi. des nég. de Nimègue^ 238).
4. Voir les « Propositions de paix de l'Espagne faites à la Suède, Nimègue, 5 mars 1677. Original signé de D. Ronquillo (Aff. Etr., Holl., Corr. poL, 102, f» 235). Cf. Le Dran, Cérémonial de Nimègue, 1722 : Le Nonce du Pape voulant jouer le rôle de médiateur, se chargea de « communiquer aux ambassadeui*s du Roy de France, le plein pouvoir du marquis de Los Balbassez, premier ambassadeur d'Espagne, dont ils avoient peu de jours auparavant receu la copie par la voye des médiateurs anglois, et il mit en italien pendant le cours du mois de juillet 1677 a peu près les mesmes articles qu'ils avoient dressé en latin et fait agréer aux ministres des parties contractantes pour servir de règlement de police entre eux pendant la durée du congrez (Aff. Etr., Holl., Mem, et Doc, 40, f*» 49).