‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 70 sur 352 · Arch. de la guerre, 659, f» 285 (copie · texte numérisé non relu

Arch. de la guerre, 659, f» 285 (copie

3. L'explication de ce fait, en apparence si bizarre, ajoute Tauteur, est assez facile, la révocation de TÉdit de Nantes empêchait dorénavant de trouver de bons maîtres de français protestants (o. c, II, 193, n. 2).

3. m L'une des principales voies, disait-il en 1698, pour attirer Pargent des étrangers dans la ville, a été TUniversité, par le grand nombre de noblesse d'Allemagne et de Suède qui y venait pour y faire ses études et ses exercices. Cela recommencera à la paix, la ville de Strasbourg restant au Hoi, particulièrement à cause de la langue 4'rançaise qui y est déjà fort commune (Mém.y f" 291, Reuss, o. c, II, 320).

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importé des maîtres d'écoles catholiques, comme des curés, pour arracher la province à Thérésie*.

Pour cet objet-là, en Alsace, comme partout, on agit, on travaille, on dépense. On pousse, s'il le faut, jusqu'à Técole obligatoire 2. Mais si les intérêts de la religion ne sont point en jeu, on laisse les choses aller et l'ignorance durer. Dans les provinces nouvellement réunies ainsi que dans les autres, Técole, prolongement de l'église, est un instrument au service de la religion, qu'elle enseigne. Personne, autour de 1690, ne songe à l'employer au service de l'Etat^ Elle doit servir à former des consciences catholiques, non des esprits français, dont on ne se souciait point. Il suffisait qu'on pût compter sur de fidèles sujets. Peu importait que Jean Bart ne parlât que flamand, pourvu qu*ii fût Jean Bart. Et seuls des esprits supérieurs comme Cîolbert, avaient deviné quel rôle joue la langue dans le développement de l'esprit d'un peuple et dans son unité morale.

1. Ainsi les daines de la Visilation, qui viennent de Franche-Comté et sont dotées, par le Roi, à cause du soin qu*elles prennent pour toutes les écoles de jeunes filles. .. n*y ayant qu'elles de françaises pour l'instruction des filles et recevoir des pension-* naircs (La Grange, Mém., 135, dans Reuss, o. c, II, 368}.

3. Le 5 juin 1686, Louis XIV adresse à La Grange la lettre suivante : « J'ay esté informé que plusieurs nouveaux convertis négligent d'envoyer leurs enfaus aux cscoles des lieux de leurs demeures, aux instructions et catéchismes qui se font dans leurs paroisses, en sorte qu'ils pourroient rester sans cstre instruits de leur religion s'il n'y estoit pourvu... Mon intention est que vous fassiez savoir à mes sujets nouveaux-catholiques, que je désire qu'ils envoient régulièrement leurs en fans aux escoles, aux instructions et catéchismes, et que, s'ils y manquent, je veux en ce cas que lesdits enfans soient mis, de l'ordonnance des juges des lieux, sçavoir les gar-> çons dans les collèges, et les filles dans les couvens, et que leur pension soit payée sur les biens de leurs pères et mères et que s'ils n'ont point de biens, ils soient envoyés et reçus dans les hôpitaux des lieux les plus prochains. » Placard in-f*,. Coll. des Alsatica d'Oscar Berger Lovrault, II, p. 6, dans Reuss, o. c, II,563-56L

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