‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 83 sur 352 · Id., ib.. Il · texte numérisé non relu

Id., ib.. Il

3. Ilaas, Gerichis und TrosUpiegel Gottes^ Strasb., Tiedemann, 1669, 4», p. 47 ; dans ReuBS, o. c, II, 316-317.

à Tétat de menaces et de projets, ne furent pas sans conséquence. La présence d'une administration française faisait aussi de la con-« naissance du français tout au moins une commodité, cela va sans dire. Un contemporain, l'intendant La Grange, écrivait, en 1698 : « La langue commune de la province est Tallemand ; cependant il ne s y trouve guère de personnes un peu distinguées qui ne parlent assez le français pour se faire entendre, et tout le monde s'applique à le faire apprendre à ses enfants, en sorte que cette langue sera bientôt commune dans la province * . » La prédiction ne se réalisa pas ; ce n'est pas une raison pour que le témoignage soit faux. Il est fourni par un homme pondéré et informé, qui espérait trop en l'avenir, mais connaissait le présent, et ne semble pas avoir voulu Tembellir. Sa phrase doit nous donner ime idée à peu près exacte du point où on en était parvenu en cinquante ans. 11 n'y aurait du reste pas eu de raison pour que les progrès allassent plus lentement en Alsace que dans certains pays d'Allemagne; il y en a même quelques-unes pour qu'ils soient allés un peu plus vite ^.

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