Calend. of Stale Papers, Dom
4. Gaichiôs, Max. $ur le minist. de la Chaire el Disc, acad.^ 235, note A.
chaque pays les étapes de notre triomphe, jusqu'au jour glorieux où dans un traité de paix avec TÉtat qui continuait le Saint Empire Romain, notre langue fut acceptée de fait, sinon de droit, au lieu et place du latin, dépossédé d'un privilège séculaire. Je voudrais aussi rechercher les causes de ce succès, et montrer que l'action du gouvernement de Louis XIV, ses intrigues, ou ses menaces, qu'on a plusieurs fois dénoncées avec haine, n'ont pas joué ici le rôle qu'on leur attribue, ainsi que les dates et les textes le prouvent avec évidence. Si le Roi a servi les brillantes destinées de notre langue, c'est par l'éclat de sa Cour, non par ses victoires ou sa politique. Le vainqueur, c'est le génie delà race, magnifiquement épanoui à cette «poque, en une floraison d'élégances qui faisaient de Paris et de Versailles les capitales du monde civilisé, et les centres d'attraction où beaucoup venaient par snobisme, sans doute, mais que voulait ^ussi fréquenter une élite d'hommes et de femmes de toutes nations, désireuse de se polir au contact d'une civilisation supérieure.
Histoire de la langue française, V. 10