Voyage de Fr., pp
ville»'. Ce placard s'étalait, parait-il, sur les murs d'Yverdon. On en lirait de nos jours d'aussi bouffons dans des localités françaises. Les autorités ne sont pas toujours choisies parmi les gens de grande culture et leurs clercs encore moins.
Que peut-on tirer d'une autre remarque du même voyageur: « Le patois de Travers est presque incompréhensible, et... les Traversois sont pourtant très convaincus qu'ils parlent français»-? Il est vraisemblable que ces Traversois avaient simplement le sentiment qu'ils ne parlaient pas italien ni allemand.
Un fait est certain en tous cas ; la suite l'a établi. Comme partout, au fur et à mesure que le français s'imposait, il se formait un français local. Les principales variétés en ont été étudiées de bonne heure ^
-l. Marlin. Voyages d'un Français..., i. III, p. 'l'H-l-lH.
^1. Id.,f6.,p.260.
3. En 1808 paraîtra la brochure de Demley : Observations sur le lang. du pays de Vaud (Lausanne, in-8°, Bibl. Nat. X. '24078). C'est une adaptation à la Suisse des Gasconismes corrigés.